Pour en finir avec les fantasmes occidentaux sur la Crimée

Consultant en organisation d’entreprise
 

Récemment, Barack Obama a déclaré qu’il ne reconnaîtrait jamais le résultat du référendum concernant le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie, propos repris mercredi dernier par Evelyn Farkas, ancienne assistante au Secrétariat à la Défense des USA.
Après trois mois passés dans la péninsule et de nombreux contacts avec les habitants, les raisons du score écrasant pour le rattachement me sont apparues évidentes.

Au temps de l’Ukraine, déjà, les nombreux feux d’artifice privés tirés à Simferopol pour les douze coups de minuit du Nouvel An l’étaient à 23 heures. Simplement parce que l’on sablait le champagne à l’heure de Moscou en Crimée, preuve du sentiment d’appartenance à la communauté russe.

Un Criméen d’origine tatare me confiait que, lors du suffrage, il avait eu quelques craintes mais qu’elles avaient été balayées par le ressentiment qu’il nourrissait à l’égard de Kiev dû aux promesses non tenues et à l’indifférence manifestée. Une des premières lois passées en Crimée a fait du tatar une langue officielle et, à l’entrée des villes, la direction de la mosquée est indiquée tout comme celle de l’église ou d’un musée.

Malgré l’inflation et l’augmentation des prix, les retraités ont vu leurs pensions augmenter et ils n’ont plus d’angoisse quant au paiement de celles-ci en temps et en heure. De plus, ils comprennent, ainsi que les fonctionnaires, les textes de lois car ils sont écrits en russe et non en ukrainien, langue qui leur est étrangère.

Les Criméens qui ont connu la fin de l’Union soviétique se rappellent le ressentiment qu’ils ont éprouvé lorsque le panneau indiquant la classe de russe au collège avait été changé en « classe de langues étrangères ». Ils se rappellent la démission de l’État ukrainien face à la criminalité, face à l’apparition de l’oligarchie et son lot de corruptions. Ils se rappellent ce premier hiver où les services publics avaient disparu, chauffage compris. Ils rappellent la dépossession du Parlement de Crimée de ses pouvoirs, présidence de Crimée comprise.

Durant ces vingt années de mépris, ils ont accumulé une amertume envers le pouvoir de Kiev qui a refusé d’entretenir les infrastructures sanitaires, routières, énergétiques, préférant le laisser-aller. Aujourd’hui, ils constatent des travaux dans les hôpitaux, les rues, le transport d’énergie, l’adduction d’eau, etc. Ils voient les fonctionnaires corrompus disparaître peu à peu. Ils ont bien conscience que le chemin sera long pour effacer les traces de déliquescence qu’a laissées la parenthèse ukrainienne.

Un soir, en terrasse à Sébastopol, mon ami Maxime Korolenko me confia : « Tu sais, du temps de l’Ukraine, j’habitais seulement dans un pays. Maintenant, j’habite dans un pays que j’aime et dont je suis fier. »

Monsieur Obama devrait cesser de fantasmer sur une Crimée ukrainienne. Les gens de Crimée sont heureux et fiers d’avoir retrouvé leur patrie. Ses imprécations ne sauraient altérer l’amour que les Criméens portent à leur pays la Russie.

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