Roms : les autorités aveuglées par les bons sentiments !

Entretien réalisé par Baudouin de Saxel

Le député Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, s’insurge contre la présence de camps de Roms sur le territoire français. Des zones de non droit qui servent les mafias et favorisent la misère sociale.

Jeudi dernier, vous avez fait constater l’insalubrité du camp de Vigneux (Essonne) à des journalistes. Pourquoi ?

Il faut avoir visité un camp de Roms pour comprendre ce qu’il s’y passe. C’est la loi de la jungle. Les enfants sont abandonnés, livrés à eux-mêmes quand ils ne sont pas utilisés pour voler ou se prostituer. La situation sanitaire est désastreuse. Ce chaos total profite aux mafias qui ne tiennent pas compte des lois de la République et troublent l’ordre public. Quant aux autorités, lâches et faibles, elles sont aveuglées par une politique de bons sentiments. Eux, sans doute, mais moi, non, je ne souhaite pas le retour du Moyen-Âge dans mon pays. Le jugement rendu hier à Lille devrait ouvrir les yeux aux derniers sceptiques : le tribunal correctionnel a en effet relaxé deux couples de parents d’enfants roms qui avaient mendié à un carrefour. Pourtant, la peine requise était toute symbolique : un mois de prison avec sursis. Mais malgré l’infraction constatée par les forces de l’ordre, la justice a préféré fermer les yeux.

Vous prônez un retour du contrôle aux frontières ?

J’exhorte les autorités à démanteler les camps illégaux et renégocier les traités européens pour le contrôle aux frontières. La frontière est comme la peau. Ce n’est pas une muraille mais elle permet à l’organisme de respirer. Sans peau, l’on devient écorché vif. Tout le monde accepte de montrer son passeport pour aller à Londres mais il serait anormal de le faire pour entrer en France ? Cela ne me semble pas scandaleux de savoir qui rentre et qui sort de mon pays ! Notre système social étant en sus l’un des plus avantageux au monde, la situation ne fait que s’aggraver. Le gouvernement parle de 15 000 Roms mais ils sont en réalité plus de 100 000. Et avec l’accès de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen en 2014, combien seront-ils demain ?

Les communautés Roms sont violentées en Roumanie et en Bulgarie. Le problème n’est-il pas à résoudre en priorité dans ces États ?

Cela va de soi. Tant que la Roumanie et la Bulgarie ne respectent pas les lois de l’Union européenne qui sont de traiter correctement leur population, nous n’y arriverons pas. L’Union européenne, via le fonds social européen, verse plusieurs milliards d’euros à la Roumanie pour insérer la communauté Rom sur son territoire. Sont-ils au moins utilisés ?

Face à vous, les associations droits-de-l’hommiste réclament l’intégration et la protection des Roms. Que leur répondez-vous ?

C’est une immense hypocrisie. Tous ces bons esprits font preuve d’une fausse générosité. Puisqu’ils y tiennent tant, qu’ils accueillent donc les Roms au jardin du Luxembourg ou à Neuilly ! Vous savez, on vit une époque où l’émotion superficielle empêche de traiter rationnellement les problèmes et donc de rétablir un minimum de règles du jeu…

Commentaires fermés sur Roms : les autorités aveuglées par les bons sentiments !

À lire aussi

Nicolas Dupont-Aignan : « La vraie question est de savoir quand un gouvernement prendra des décisions dans l’intérêt des Français plutôt que dans celui des marchés financiers et des pactes immigrationnistes »

Imprimer ou envoyer par courriel cet articleLe président de Debout la France réagit à la d…