Editoriaux - International - Religion - 10 novembre 2018

Rohingyas, la piqûre de rappel islamiste et mondialiste

Depuis 2017, « la » communauté internationale et « les » médias appellent notre attention sur les Rohingyas, minorité musulmane du Myanmar (majoritaire dans l’ouest de sa province du Rakhine, en Birmanie) descendant de la main-d’œuvre importée par le colonisateur britannique. Lorsque l’attention faiblit, une piqûre de rappel est effectuée. La dernière en date : sous la pression de l’Organisation de la coopération islamique, le Conseil des droits de l’homme incite de nouveau l’ONU à enquêter sur ce « nettoyage ethnique » et ce « génocide », tandis que la Cour pénale internationale se déclare compétente pour juger de la « déportation » (?) du « peuple rohingya ».

Dans un monde où les conflits et les désastres humanitaires qui les accompagnent sont légion, il est utile de s’interroger sur les raisons d’une telle constance, qui prend l’allure d’un acharnement contre le gouvernement du Myanmar.

Deux motifs apparaissent clairement : le premier sert la cause de l’islam ; le second sert la cause du mondialisme.

La focalisation sur l’exil chaotique de 700.000 musulmans fournit l’occasion unique d’une inversion de l’image négative de l’islam : de persécuteur, l’islam devient persécuté ; au prix d’une série d’autres inversions, dont le fait que la rébellion rohingya serait une réponse à la répression des forces de sécurité alors que les attaques islamistes de 2016 et 2017 (et de 1978, 1991, 1992) sont bien à l’origine de cette répression.

D’autre part, le Myanmar semble réunir toutes les conditions pour une expérience mondialiste : près d’un demi-siècle de dictature militaire (1962-2011) ; deux révolutions écrasées (1988, 2007) ; un retour progressif à la démocratie sous l’effet d’une forte pression intérieure et extérieure (depuis 2011) ; une figure féminine charismatique (Aung San Suu Kyi), modérée et « mondialisée » (prix Nobel de la paix 1991) ; une élite que l’on pouvait estimer assoiffée de liberté et donc ouverte aux solutions libérales occidentales ; une population majoritairement bouddhiste et donc imaginée comme paisible, voire passive ; une mosaïque d’ethnies aux identités fortes semblant exiger des solutions multiculturalistes ; une minorité musulmane permettant de démontrer les vertus du « vivre ensemble » ; et enfin l’omniprésence, sous la forme des agences de l’ONU et des ONG, de la « communauté internationale ».

Ces deux motifs se rejoignent en cela qu’ils reposent sur de multiples déformations de la réalité et, focalisés sur « la » morale et « les droits de l’homme », font mine d’ignorer les véritables enjeux : territorial (les districts occupés majoritairement par les Rohingyas sont limitrophes du Bangladesh musulman), sécuritaire (l’existence d’une guérilla djihadiste manipulée et d’une mafia rohingya de la méthamphétamine), économique (d’immenses réserves de gaz naturel et de pétrole), géostratégique (pour la Chine, l’évitement du détroit de Malacca et du contournement de l’Asie du Sud-Est), ethnique et identitaire arakanais (habitants originels victimes du « Grand Remplacement » opéré par la colonisation britannique) et birman (population majoritaire marginalisée sous la colonisation au profit des Indiens et des Bengalis importés), historique et religieux (la Birmanie, nation majoritairement bouddhiste, est celle qui bloqua l’avancée de l’islam en Asie), social et culturel (poussée du communautarisme musulman, financé par des fondamentalismes étrangers, comme la Malaisie et l’Arabie)…

Ces deux motifs diffèrent en cela que la construction de l’image d’une « minorité persécutée en raison de sa foi » a, hélas, largement réussi ; et que la stratégie mondialiste a, heureusement, largement échoué, la population du Myanmar comme ses dirigeants rejetant vigoureusement tout ce qui est contraire à ses intérêts et résistant pied à pied aux tentatives mondialistes d’ingérence.

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