Les filles de l’État islamique… maintenant, elles veulent rentrer à la maison !

Voyageur
 

Elles s’appellent Sabina et Samra. Elles ont 15 et 17 ans. Leur passeport est autrichien. Elles sont parties « faire le djihad » en Syrie. Ce qui, dans les faits, s’est traduit par un mariage et une grossesse. Et maintenant, guess what? elles veulent rentrer à la maison. Pas si vite !

On connaît, grâce au témoignage de la petite Assia en France, les techniques de dissimulation enseignées aux petites : ne rien dire aux parents, avoir deux comptes Facebook – l’un innocent et l’autre de propagande islamique – et même, si les choses se corsent, prétendre que « c’est fini, j’ai compris, c’était une erreur, je me suis fait manipuler » pour pouvoir agir plus avant clandestinement.

Ces informations sur la perversité extrême des agents traitants (qui sont des femmes lorsque la cible est une jeune fille) doivent nous alerter sur toute demande de retour.

C’est ainsi que le problème se pose désormais à l’Autriche, suite à la demande de Sabina et Samra de revenir au bercail avec, dans le ventre, le fruit du djihad.

On a récemment pu entendre d’identiques demandes de la part de djihadistes aux passeports britanniques. Déçus que les manœuvres militaires sur place ne soient pas tournées contre le régime syrien mais équivalent plutôt à des guerres de gangs (de leurs propres dires), de jeunes djihadistes ont demandé à Londres la possibilité de revenir sur l’île, de préférence sans passer par la case prison.

Un peu partout en Occident, des voix se lèvent pour exiger des gouvernements qu’ils interdisent à ces djihadistes de revenir sur le territoire dont ils possèdent le passeport. C’est évidemment un casse-tête légal, auquel les autorités préfèrent répondre par une théorie sur un possible désendoctrinement.

L’histoire de l’islam depuis Mahomet jusqu’à nos jours – et l’histoire des religions dans leur ensemble – ne prêche pas en faveur d’un facile nettoyage de cerveau qui ferait abandonner toute foi à de jeunes convertis. Et ce que craignent par-dessus tout les experts en lutte contre le terrorisme, c’est justement le retour. Avec ou sans petit ex-futur-djihadiste dans le ventre, ces jeunes femmes – comme les garçons qui les ont accompagnées – doivent être regardées d’abord comme autant de menaces, de bombes à retardement qui tentent de pénétrer sur nos territoires. Il faut se souvenir de la chute de Constantinople.

Robin de La Roche
Voyageur

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