Hollywood, paradis pour mères porteuses

mere-porteuse
Le 6 septembre 2013
A la pointe du progrès, les artistes véhiculent une nouvelle mode : celle du surrogate baby.

« La Révolution des Jonquilles est un groupe haut-savoyard qui considère qu’il faut résister à la culture libérale/libertaire imposée par une grande partie des médias, des politiques et du monde économique depuis 30 ans. Ce groupe se reconnaît dans la charte et le manifeste du Printemps Français et promeut la défense des plus faibles, en priorité l’enfant, la personne âgée, la personne fragilisée par les pertes de repères. Car il n’y a pas de plus grande pauvreté que de perdre le sens de la famille, car la famille père/mère/enfant est et doit rester le socle de la société. »

Il fut un temps où le mode de vie des acteurs n’était que toléré par la société. Aujourd’hui, adulés et rétribués à l’excès, ils véhiculent la réussite, sont un exemple pour les jeunes de toutes les Star Academy et tous nous parlent d’amour.

Sur ce thème, à la pointe du progrès, les artistes véhiculent une nouvelle mode : celle du surrogate baby.

Eh oui, Sarah Jessica Parker, Nicole Kidman, Ricky Martin ou encore Elton John ont fait appel à des mères porteuses pour avoir un ou plusieurs bébés. Pour Sarah Jessica Parker (c’était en 2009), l’héroïne de Sex and the City avait alors 44 ans, un fils de 6 ans, et avouait dans les tabloïds ne pas arriver à mener une grossesse à son terme. Elle reçut des jumelles. Selon le Daily Mail, la mère porteuse s’appelait Michelle Ross, avait 26 ans et s’était tatoué un triangle bleu et rose sur le poignet pour marquer sa bisexualité. Elle aurait reçu environ 30.000 euros pour ses prestations et l’agence californienne Growing Generations, spécialisée dans ce commerce, aurait touché une commission de près de 80.000 euros.

En 2011, c’est Nicole Kidman qui fait appel à une mère porteuse, elle a alors 43 ans. Ce sera son quatrième enfant, ayant déjà une fille de deux ans et deux adolescents adoptés avec Tom Cruise qui ne lui parlent plus. Selon le Herald Sun, environ 110.000 euros ont changé de main, dont 20 % pour la mère porteuse. Karen Synesiou du Centre for Surrogate Parenting, organisme en charge de la prestation, avait alors indiqué qu’il n’y avait pas de bonus en liquide pour les mères porteuses qui donnaient naissance à des enfants de stars.

Le jour de Noël 2010, Elton John, 63 ans, et son partenaire David Furnish, 48 ans, ont programmé la naissance de « leur » fils Zachary. Elton John avait alors précisé qu’il ne savait pas qui était le père, car les deux hommes avaient fourni leur semence pour qu’elle soit mélangée à des ovules anonymes. Deux ans plus tard, de la même mère porteuse naissait « leur » second fils, Elijah.

Ricky Martin a révélé son homosexualité en 2010. En 2008, à 36 ans, il a fait appel à une mère porteuse qui a mis au monde deux garçons fabriqués avec son sperme et l’ovule d’une donneuse anonyme. À l’époque, Ricky Martin était célibataire. À Oprah Winfrey, le chanteur déclarait qu’il pensait déjà à ce qu’il dirait aux garçons sur leur mère biologique : « Je vous voulais si fort dans ma vie qu’avec l’aide de Dieu tout a été possible. Je pense qu’une famille est basée sur l’amour. Je vous aime et vous m’aimez et c’est la chose la plus importante. » Depuis, il a rencontré un ami et celui-ci accepterait très bien ses enfants.

Outre-Atlantique, la pratique se banalise et la liste des stars du show-biz ayant fait appel à des mères porteuses s’allonge chaque jour : Elizabeth Banks, Chris Daughtry, Neil Patrick Harris, etc. Bien sûr, toutes ces stars se déclarent ravies et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes car on s’aime, mais quelle sorte d’amour filial pourra développer la fille de Robert De Niro, née d’une mère porteuse il y a deux ans, alors que l’acteur vient de fêter ses 70 printemps ?

La marchandisation de l’être humain n’est plus un tabou : les femmes sont rétribuées pour louer leur utérus et les enfants sont l’objet de contrats. Tous ces enfants « chosifiés » ne peuvent que subir, et aucun d’entre eux ne connaîtra jamais la chaleur du sein maternel : de peur qu’ils ne s’attachent, ils sont séparés de la mère porteuse dès la naissance. Or, de ce corps à corps naît une relation indéfectible qui lie à jamais l’enfant et la mère. Au début du siècle dernier, Aldous Huxley décrivait un nouveau monde émancipé d’une reproduction naturelle. Dans ce monde merveilleux, l’humain était déstructuré in vitro, de façon à ne plus avoir d’émotions. À défaut d’agir, espérons. Espérons que les psychopathologies ne seront pas le nouveau mal du siècle que tous les chantres du progrès nous préparent.

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