Editoriaux - Live - Religion - Sport - 9 mai 2018

Le ramadan, l’un des cinq piliers de l’islam, fragilise notre édifice sociétal

Le « jeûne du ramadan », l’un des cinq « piliers » de l’islam avec la profession de foi, la prière, le soutien aux pauvres et le pèlerinage à la Mecque, va débuter en France comme ailleurs dans le monde musulman (avec un décalage horaire), vers le 15 mai prochain. L’ensemble de la communauté musulmane devra alors s’abstenir de tout plaisir, gastronomique, hédoniste et sexuel, du lever au coucher du soleil.

Ce « mois sacré » profite surtout aux riches musulmans et aux classes moyennes aisées dont beaucoup s’empiffrent – dès que le soleil a disparu au top chrono d’un imam « télévisualisé » -, dans une débauche de plats et de boissons non alcoolisées. Avec une grande hypocrisie car beaucoup, même s’ils prennent le soin de faire les cinq prières quotidiennes et un séjour ou plusieurs au « Club Mecque », se gavent de champagne et de bons crus tout au long de l’année pour accompagner une nourriture souvent riche en produits interdits par leur religion.

Pour les habitants pauvres des régions éloignées, pour les ouvriers, les femmes de ménage et plus généralement ceux qui, au Maroc par exemple, représentent presque soixante pour cent de la population vivant dans la pauvreté et dans le besoin (source : La Banque Mondiale), la période est très dure. Il n’y a que la foi qui les sauve de la déshydratation et qui les nourrit ! Ils se contentent bien souvent, le soir venu, d’une cruche d’eau, de quelques dattes et autre brouet local, achetés en puisant dans les maigres économies de toute une année servant principalement à fêter les événements religieux…

Sur les chantiers de construction, l’été, dans des conditions de sécurité déjà très largement ignorées en temps normal, les ouvriers travaillent par 45 degrés à l’ombre, dans la poussière du sable et du béton, sans boire une goutte d’eau et avec l’interdiction d’avaler leur salive. Dans les autres secteurs, les transports en commun, l’administration et le privé, c’est la même chose ; les sens sont ainsi amoindris et les accidents ou les fautes sont beaucoup plus nombreux.

Mais il y a pire ! Dans le transport aérien, les équipages sont soumis aux mêmes règles. Même si le Coran permet de s’abstenir de jeûner lorsque l’on voyage, un grand nombre de pilotes pratiquent l’islam scrupuleusement. Déjà en temps normal, les équipages des compagnies aériennes arabes comme Air Arabia, filiale « low coast » de Qatar Airways qui vole entre l’Europe et le Maghreb, récitent la « sourate pour le voyage » avant chaque décollage. Les incantations religieuses sont également présentes et ponctuent les annonces de vol – temps de parcours ou atterrissage imminent – d’un « si Dieu le veut » des plus encourageants.

On le voit, ces coutumes d’un autre âge peuvent mettre en danger les populations. Somnolence, perte de l’attention, déshydratation sévère, hallucinations… De nombreux médecins, y compris au Maghreb (site yabiladi.com) s’accordent à dire qu’en plus de ces problèmes sévères, ils constatent une recrudescence de 30 à 40 % des pathologies dans les deux à trois semaines qui suivent la fin de cette période de jeûne.

La pratique du ramadan – et les comportements voyants et agressifs qui lui sont de plus en plus souvent associés en Europe – fragilisent les fondations profondes de notre édifice sociétal, consolidé depuis plus d’un siècle, notamment par la sagesse des religions qui ont pris soin de ne plus se mêler de sa construction.

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