Editoriaux - Environnement - 13 octobre 2018

Qui va oser le dire ? Les défilés pour le climat sont absurdes !

Ce samedi, quelques dizaines de milliers de Français (sur 65.000.000) ont défilé contre le dérèglement climatique (dont l’ampleur et surtout l’existence sont encore à prouver). Les télévisions, toujours promptes à se ranger dans le camp du bien, n’ont cessé de les mettre en valeur, comme si ces marches avaient une quelconque importance alors qu’il s’agit d’un « non-événement ». Ils s’imaginaient qu’en hurlant des slogans d’une naïveté inouïe, ils feraient « avancer le Schmilblick » alors que, dans la réalité, rien n’est plus vain que ce genre de rassemblement qui ne sert absolument à rien.

« Agissons pour le climat », proclament leurs affiches. Mais quel sens a cette phrase ? Que veulent faire les protestataires ? Supprimer toutes les industries et revenir au niveau technologique du milieu du dix-neuvième siècle ? Bien sûr que non ! Qui, parmi les marcheurs de cet après-midi, est prêt à renoncer au confort moderne ? À se priver de son portable ? À ne plus emprunter l’avion pour passer des vacances au soleil ? Personne, bien sûr !

Les « penseurs » qui prétendent éviter le pire à la planète préconisent également de diminuer la consommation de viande de 90 %, seuil, paraît-il, neutre pour la planète. Ils ne se soucient pas d’affamer à nouveau les classes populaires et de les priver de nourriture. Car si la viande devient rare, son prix s’envolera et elle deviendra à nouveau un objet de luxe, comme au dix-neuvième siècle où les ouvriers n’en mangeaient jamais et mouraient jeunes. Une des plus grandes conquêtes des Trente Glorieuses a été l’abondance de la nourriture offerte à tous. Bien sûr, on va nous ressortir le mythe vegan, mais cette alimentation sans produits d’origine animale est destinée à des personnes aisées et cultivées, capables d’équilibrer leurs repas en se procurant de coûteuses protéines. Et cette façon de se nourrir est une illusion. Déjà apparaissent des témoignages de déçus du véganisme, qui vont même affirmer que le régime leur a fait frôler la mort. Dans vingt ans, ils seront légion et un problème sanitaire de grande ampleur se posera sans doute dans deux décennies.

L’énergie qui produit le moins de CO2 (gaz carbonique) est le nucléaire, même si elle pose des problèmes d’élimination des déchets, mais ceux qui défilent à Paris ou ailleurs pour le climat exigent de fermer toutes les centrales. Ils prônent l’éolien, qui est gourmand en CO2, et les panneaux solaires, dont on ne saura pas quoi faire quand ils seront obsolètes dans vingt ans. Mais, en fait, ils plébiscitent les centrales au gaz et au charbon, car ils ne toléreraient pas, bien entendu, des pannes régulières du réseau électrique. Leur confort est prioritaire.

Les manifestants ont des réflexes d’enfants gâtés : un problème (imaginaire en grande partie) se pose : ils hurlent et exigent que le gouvernement ou je ne sais quelle puissance occulte qui détiendrait le pouvoir sur Terre le règle immédiatement, mais surtout sans les mettre à contribution. Ils n’ont pas dépassé le stade de l’enfance.

Mais cela n’est pas étonnant : ces défilés montrent l’idéologie bobo dans toute son ampleur et dans toute son hypocrisie.

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