Editoriaux - Société - 17 septembre 2018

Qui sont les « connards » ?

« Bande de CONNARDS Je porterai plainte contre x pour destruction d’œuvres d’art cette nuit parc thermal + autres dégâts matériels C’est un délit inadmissible Mare des ces ados/adultes désœuvrés alcoolisés des parents absents de la justice laxiste ⁦⁦⁦⁦@Prefet63. ». Ce tweet est de Frédéric Bonnichon, maire de Châtel-Guyon, dans le Puy-de-Dôme, très en colère. En utilisant le mot « connards » au sujet de jeunes délinquants qui ont vandalisé une ferronnerie d’art dans un parc de sa ville, il met en lumière l’échec de la démocratie libérale à traiter les maux qui affligent profondément notre société.

Ceux qui dénoncent, comme cet élu local, l’inflation des actes de délinquance, la démission des parents dans le domaine de l’éducation et le laxisme de la Justice ne sont évidemment pas de dangereux extrémistes, mais des personnes lucides, qui se désolent de voir notre pays gangrené par la dégradation du rapport du citoyen à la chose publique.

La vandalisation d’une ferronnerie d’art dans le parc thermal de la charmante ville de Châtel-Guyon, ville pour laquelle Frédéric Bonnichon et son équipe municipale se mobilisent pour la développer et l’embellir, n’est en fait que l’aboutissement d’années de laxisme des pouvoirs publics face à des incidents qui se multiplient, et que le politiquement correct cache sous le tapis.

Lorsqu’on voit des jeunes fumer le narguilé en certains endroits de cette petite ville, on imagine qu’il se trouvera bien des bien-pensants pour arguer d’une tradition auvergnate !

Et si cela vous semble farfelu, je vous renvoie au criminologue Alain Bauer, sur Boulevard Voltaire, qui s’exprime au sujet des dernières attaques au couteau sur Paris : « Historiquement, l’attaque au couteau, le surinage, est une vieille affaire. En relisant simplement les œuvres de Louis Chevalier sur les apaches à Paris, on découvre que les batailles au surin et les attaques au couteau sont une des traditions des bandes et des gangs de l’époque. Il n’y a donc pas de nouveauté. » Alors, si c’est une tradition…

À se demander si, finalement, les « connards », pour reprendre les termes de M. Bonnichon, ce ne sont pas les Français. Il ne faudrait pas qu’ils regardent ce qui se passe dans la rue. Ils devraient refouler une sensibilité mal placée, sous le seul prétexte que cela risquerait de nous ramener à la peste brune.

Nous avons donc le devoir de résister, d’élire les personnes qui ont le courage de défendre notre pays, ses valeurs et son identité. Vu sous le prisme de notre bourgeoisie « éclairée », Viktor Orbán est à mettre au ban de l’Europe. Serait-ce parce qu’il représente la sensibilité profonde de son peuple ?

Tout bien réfléchi, qui sont, alors, les « connards » ? Les petits vandales de Châtel-Guyon ? Les Français ? In fine, les « connards », n’est-ce pas plutôt ceux qui promeuvent cette société multiculturelle, cosmopolite et consumériste mais qui vivent dans des bastions sécurisés selon des mœurs très libérales ? Ceux qui ne s’expriment que par euphémisme ou bien encore qui maquillent la réalité de ce que vit le peuple de France et nous conduisent, ainsi, vers le précipice ?

Comme le dit justement Philippe Bilger dans les colonnes de Boulevard Voltaire : « Il y a le feu mais rien, apparemment, ne presse. L’urgence et la démocratie ne font pas bon ménage. »

Conclusion : chassons les « connards » du pouvoir !

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