Editoriaux - People - 2 décembre 2018

Quand les people bafouent l’État de droit

Un exemple : Maïtena Biraben

En 2015, « Le Grand Journal » de Canal+, lancé par Michel Denisot, puis repris par Antoine de Caunes, passa dans les mains de Maïtena Biraben, à laquelle Vincent Bolloré désirait le confier. Mais elle n’avait pas « l’esprit Canal ».

Les audiences ayant diminué de moitié, Vincent Bolloré, qui l’avait pourtant imposée, n’hésita pas à la sacrifier sur l’autel de l’Audimat®. C’était sans compter avec la combativité de la dame qui, au terme d’un recours pour « licenciement sans cause réelle ni sérieuse », obtint 3,5 millions d’euros sur les 4,8 qu’elle réclamait.

C’était en 2016. Un an après, elle remplaçait, sur RMC, Roselyne Bachelot et ne défrayait plus la chronique… jusqu’à cette semaine, où elle a confié à Paris Match qu’elle avait accueilli, en 2016, un jeune immigré clandestin du Soudan. « Il s’appelle Yacine, il a aujourd’hui 20 ans et a pu s’inscrire à Sciences Po grâce au programme Wintegreat. » (We integrate : nous intégrons, et c’est great !).

« Je n’ai pas donné la vie à Yacine, mais je pense avoir changé sa trajectoire », se félicite la présentatrice qui précise :

« Dès le départ, nous sommes conscients des risques. Sans papiers, au moindre contrôle, Yacine peut être reconduit à la frontière immédiatement. Et nous, nous commettons un “délit de solidarité”. Nous encourons cinq ans de prison et 3.000 euros d’amende. »

En contrepoint de l’image attendrissante de la star faisant faire ses devoirs à un pauvre exilé se profile donc, hélas, le mépris des lois par des « people ». Celui-là même qui a poussé Fogiel à se vanter, dans un livre, d’avoir pratiqué la GPA…

Le pays légal et le pays réel ne sont peut-être pas là où on les croit. Car des gilets jaunes, eux, découvrant dans la Somme, lors d’un barrage filtrant, six migrants cachés dans un camion citerne les ont remis à la gendarmerie. La CGT Douane a porté plainte contre eux pour « incitation à la haine raciale » car « forts de leurs convictions racistes ils ont préféré appeler la gendarmerie plutôt qu’une association d’entraide pour les secourir ».

Donc, ce sont eux, dont les enfants ne pourront jamais faire Sciences Po, qui triment une vie entière pour avoir une retraite moins importante que le minimum vieillesse accordé par l’État à celui qui n’a jamais travaillé, ce sont eux, les méchants, car ils veulent faire appliquer la loi ?

Si les gilets jaunes sont partout en rupture de stock, c’est peut-être parce que le Français est légaliste, attaché à ce que ses dirigeants et les « élites » respectent les lois. Et parce qu’il est choqué de leur voir un goût aussi peu dissimulé pour les délinquants.

Que Maïtena Biraben adopte de jeunes migrants et, avec ses trois millions, leur offre, comme Joséphine Baker à ses orphelins, un nouveau château des Milandes, personne n’y trouvera à redire ! Mais qu’elle ne bafoue pas la loi.

Dans le budget 2019 figure une augmentation des crédits de l’« intégration » de 40 % et un objectif d’hébergement de 86 % de demandeurs d’asile, alors qu’on prive les Français d’une indexation des retraites, qu’on dérembourse des médicaments, qu’on ferme les hôpitaux, qu’on menace les pensions de réversion…

Que l’État lui-même cesse de taxer les Français à seule fin de financer l’accueil de clandestins au mépris de ses propres lois. Car un État de droit, ça ne se décrète pas. Ça se construit – ou se détruit – un peu plus chaque jour.

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