Quand la Chine menace Soros…

Soros a un nouvel ennemi : la Chine. En effet, celui qui a bâti une fortune de 24 milliards de $ par le biais de paris sur les marchés fut récemment impliqué dans une guerre de communication avec le gouvernement chinois. Lors du Forum Economique Mondial de Davos, il a déclaré avoir pris des paris contre les devises asiatiques à cause de ce qu’il estime « un atterrissage brutal inévitable de la Chine ». Ce qui fut immédiatement réfuté par l’agence de presse chinoise, Xinhua, expliquant que le milliardaire avait déjà fait ce genre de prédiction par le passé.

Mardi 7 juin dernier, Pékin riposte à nouveau en menaçant l’investisseur si l’idée lui venait de parier contre sa monnaie. Le défi de Soros contre le Renminbi (valeur officielle de la Chine) et le $ de Hong Kong n’a aucune chance de réussir, déclare un officiel du gouvernement dans un communiqué largement relayé par des médias globalistes comme le Financial Times ou The Guardian.

Le titre de l’article publié dans le People’s Daily, journal du Parti communiste chinois, outil de propagande de Pékin : « Déclaration de guerre contre la monnaie chinoise ? Hahaha ».
Selon le très informé site américain ZeroHedge, qui a traduit le texte à partir du mandarin, il est mentionné que les US souffrent du « syndrome hollandais » et de « prédateurs financiers ».

Bien entendu, cet article fait suite aux déclarations de Soros à Davos, qui en a remis une couche la semaine dernière sur Bloomberg Télévision. Hypocrite, il a ainsi déclaré sur « l’atterrissage brutal inévitable de la Chine » : « Je ne le souhaite pas, mais je l’observe. »

Petit rappel des forfaits de Soros : en 1992, il a parié avec une précision d’orfèvre sur la £, ce qui a fait exploser la Banque d’Angleterre, forçant le gouvernement britannique à retirer sa monnaie du mécanisme européen du taux de change. Un séisme ! Sans oublier son offensive contre le baht thaïlandais, en 1997, qui a poussé plusieurs économies asiatiques au bord du défaut de paiement.

Même si l’on peut considérer que Soros ne menace pas directement le yuan chinois, sa réputation d’avoir fait sauter la Banque d’Angleterre est suffisante pour que Pékin reste sur ses gardes. L’admonestation de Pékin à l’attention de Soros marque l’effort du gouvernement chinois qui sévira contre ceux qu’il considère comme des spéculateurs qui tentent de bouleverser son marché.

La Chine aujourd’hui n’est plus à son top économiquement et toute cette affaire révèle, encore une fois, l’offensive néoconienne sur les pays qui pourraient contester l’hégémonie de « l’empire » US, à savoir la Chine et la Russie, dont Soros se fait l’outil sadique en tentant de les détruire de toutes les manières possibles.

Donald Trump se plaint régulièrement que les Chinois dévaluent leur monnaie, ce qui serait contreproductif pour l’économie américaine… Dans son langage fleuri : « Les US doivent faire en sorte que les Chinois cessent de bouffer notre déjeuner. ». Je refuse de faire un parallèle entre Soros et Trump, car ce dernier préfèrera conclure un « good deal » avec les Chinois, plutôt que se positionner en diable comme Soros.

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