Editoriaux - Société - Théâtre - 5 août 2016

Propagande LGBT : pas de trêve pendant l’été !

C’est Libération qui, ce 4 août, tire la sonnette d’alarme dans ses pages. En titre : « La famille reste un environnement miné pour les jeune LGBT. » Pour preuve, l’association Le Refuge, qui recueille les jeunes mis à la porte par leurs familles, aurait connu cette année « une hausse de 32,7 % des demandes d’hébergement d’urgence ». Des jeunes « jetés dehors à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre ».

Papier alarmiste façon Libé, cela suscite évidemment une première question : quels chiffres ? Quelle est l’ampleur de ce drame existentiel ?

L’association, qui dispose de 80 places réparties dans 14 villes de France, a reçu 629 demandes depuis janvier, contre 474 sur la même période l’an passé. Les jeunes, nous dit-on, viennent de tous les milieux, et si le « mariage pour tous » – grande victoire du hollandisme obtenue à l’arraché – a fait changer les mentalités, la tolérance pour l’amour tous azimuts s’appliquerait plus difficilement à ses propres enfants qu’à ceux des voisins.

Deuxième question : de qui et de quoi parle-t-on au juste ? Quel contexte ?

Pour parler concrètement, le sort des L et G est-il comparable à celui des B et T ? Je sais bien qu’on met tout le monde dans le même panier si ce n’est dans le même lit par souci de « ne pas discriminer », mais j’imagine – que Libé me pardonne, je n’ai pas d’enfants LGBT pour savoir ce qu’il en est – que les situations ne sont pas toutes identiques.

Troisième question : quelle est la raison de cette augmentation des situations de détresse ? Y a-t-il plus de jeunes qui veulent changer d’orientation sexuelle ? Se sentent-ils plus libres de la faire ? Sont-ils victimes de la pression sociale, et si oui, n’est-ce pas dans un sens contraire à celui évoqué par Libération ?

Car il faut bien l’admettre, la pression aujourd’hui s’exerce en effet dans le sens d’une « normalisation », mais pas celle qui est évoquée dans ce papier. Elle tend, au contraire, à faire passer l’hétérosexualité pour une simple option parmi d’autres, la normalité étant au minimum du côté de la bisexualité. Quant au genre, on apprend aux enfants que c’est bien plus une construction sociale qu’un acquis de la nature.

C’est d’ailleurs dans ce contexte que s’inscrit cette animation proposée aux petits enfants de Champagné, une commune de 3.828 habitants dans la Sarthe. C’est Ouest-France qui rapporte : « À l’Accueil loisirs, un mariage au féminin. » Dessous, une photo. Les enfants posent devant une pancarte : « Vive les mariées. » En légende : « Les jeunes de l’Accueil de loisirs sans hébergement ont animé une cérémonie de mariage colorée et riche de sens. »

Cet atelier théâtre proposé par un centre de loisirs dans la France profonde et rurale, c’est la célébration fictive d’un mariage lesbien.

« Habituellement, nous organisons goûters et veillées, dit fièrement le directeur. Là, nous avons souhaité une animation plus conséquente, impliquant la participation des petits comme des grands, même des parents. » « La mission du centre de loisirs est de permettre l’épanouissement des enfants par des actions éducatives, en complément de la famille et de l’école », ajoute sa collègue. Les enfants sont ravis : « On a appris plein de choses. Même si on est différent, on peut apprendre à vivre ensemble. »

Certes.

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