Prisons : il faut restaurer l’autorité de l’État !

Étudiant en droit
 

Le président du conseil départemental du Nord Jean-René Lecerf a remis ce mardi son Livre blanc sur l’immobilier carcéral au garde des Sceaux.

Aujourd’hui, la situation extrêmement chaotique de nos prisons est connue de tous. Notre pays croule sous les incarcérations. La surpopulation carcérale est un vrai problème.

La France compte, début 2017, pas moins de 69.430 personnes incarcérées, alors que la capacité des établissements pénitentiaires n’est que de 58.664 places. Cette situation est le résultat de la mauvaise gestion socialiste durant les cinq années qui viennent de s’écouler. En effet, n’est-ce pas François Hollande et Christiane Taubira qui, parce que prisonniers d’un dogme idéologique, ont supprimé en début de quinquennat le plan de construction de 20.000 places de prisons supplémentaires voté sous la présidence de Nicolas Sarkozy ?

Alors, certes, l’intérimaire de la place Vendôme a dévoilé, il y a quelques semaines, les villes qui accueilleraient près de vingt nouveaux établissements pénitentiaires sur la trentaine promis par la gauche lorsque Manuel Valls était encore à Matignon, pour lutter contre ce fléau de la surpopulation carcérale, mais, soyons sérieux, c’est la politique du trop peu, trop tard.

Il faut créer les 20.000 places de prisons voulues par la précédente majorité, pas par démagogie électorale, mais pour une raison simple : aujourd’hui, comme en témoignent d’ailleurs les statistiques pénales du Conseil de l’Europe de 2013, notre pays affiche un ratio de 111 prisonniers pour 100.000 habitants. Et, si l’on compare notre taux d’occupation carcérale avec la moyenne des autres pays européens, on s’aperçoit qu’avec plus de 110 % d’occupation, on se situe largement au-dessus de nos voisins. Voilà pourquoi construire des places de prison est une nécessité !

On le sait, l’élection présidentielle approche à grands pas et, aujourd’hui plus que jamais, la sécurité est « un droit naturel et inaliénable de l’homme ».

François Fillon semble être celui qui peut, aujourd’hui, répondre le mieux à cet impératif sécuritaire, notamment par sa volonté de créer 16.000 places supplémentaires de prison et de réinstaurer les peines plancher.

De nos jours, près de la moitié des décisions de justice et la quasi-totalité des amendes ne sont pas exécutées ni recouvrées un an et demi après avoir été prononcées ! L’État régalien est devenu une véritable passoire, il est donc nécessaire de restaurer l’autorité de l’État et de faire exécuter les peines prononcées.

Cette incertitude de la peine explique pour une large part le sentiment d’impunité que ressentent aujourd’hui les délinquants et, donc, la hausse de la criminalité.

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