Editoriaux - 13 octobre 2018

Pour Éric Fassin, le racisme anti-Blanc n’existe pas, un point c’est tout !

Y a-t-il un racisme anti-Blanc ? Voilà le sujet de la dernière émission produite par France Culture et France Info avec, en vedette, Éric Fassin. Bien évidemment, celui-ci s’empressa de répondre : « Le racisme anti-Blanc n’existe pas, pour les sciences sociales, ça n’a pas de sens. »

Mais, au fait, qui est cette sommité intangible ?

Professeur de sociologie de l’université Paris VIII, il est l’archétype du penseur ultra-boboïsé de ce début du XXIe siècle. Celui qui promeut, en France, la pensée de Judith Butler sur la théorie du genre, celui qui facilite l’accueil des migrants et se bat contre l’islamophobie, celui qui a soutenu le camp d’été « décolonial », celui, enfin, qui a signé, en 2017, une tribune « Contre la pénalisation du harcèlement de rue » parce qu’elle stigmatisait les « racisés ».

« France Inculture » ne pouvait pas trouver plus « présentable », plus politiquement correct et, dans une telle ambiance, ce fut une réussite :

« Dire qu’au fond, traiter de “sale Blanc” ou traiter de “sale Noir”, c’est la même chose, c’est faire comme si, quand on dit “sale Blanc”, ça résonnait avec toute une histoire, avec toute une expérience sociale ordinaire et avec tous les discours politiques […] Je n’entends pas de discours politique anti-Blanc, je ne vois pas de discrimination à l’embauche ou au logement pour les Blancs, je ne vois pas de contrôle au faciès pour les Blancs. »

Monsieur Fassin, il est aisé de transformer les mots, de les manipuler, de ne voir que ce que l’on veut voir de l’Histoire, alors permettez-moi de vous rappeler deux faits historiques avérés :

1) En reliant le terme « sale Blanc » à l’Histoire (coloniale), comme si celle-ci était aussi manichéenne que vous la décrivez, vous oubliez étrangement l’esclavage arabo-musulman. Pour le Global Slavery Index, « plus de 1 % de la population congolaise, soudanaise, sud-soudanaise, somalienne, centrafricaine ou encore mauritanienne serait actuellement en situation d’esclavage » (la vente de migrants subsahariens en Libye en est le meilleur exemple). N’oubliez pas, non plus, que la traite des Noirs dans le monde arabe a été évaluée par l’ethnologue Tidiane N’Diaye à dix-sept millions de personnes. Monde arabe où l’on appelait les noirs « fazi », l’équivalent de « nègre », ou « abd », « esclave ». Par comparaison, la traite transatlantique ne dépassa pas les onze millions. Rappelez-vous, enfin, que, durant trois siècles, les seuls marchands d’esclaves de Tunis, d’Alger et de Tripoli réduisirent 1.250.000 chrétiens européens en esclavage.

2) Vous indiquez que la discrimination anti-blanc n’existe pas. C’est faux.
– Au Zimbabwe, le président Robert Mugabe a mis en place une politique raciste visant à exproprier et chasser les Blancs, qui passèrent, en quarante ans, de 260.000 à 30.000 individus.
– En Afrique du Sud, le fanatique Julius Malema reprend, dans ses meetings, un chant incitant à tuer les fermiers blancs. Bien avant, l’ANC, le parti au pouvoir, avait instauré la « discrimination positive » et la « politique des quotas » afin de recruter par priorité des Noirs dans tous les secteurs importants de l’économie. Aujourd’hui démarre la confiscation des terres des Blancs sans compensation. Enfin, trente ans après l’apartheid, c’est 42.000 Blancs qui, ne pouvant, de par la loi, trouver du travail, vivent dans une pauvreté extrême dans 80 ghettos.

Mais ces éléments, votre sectarisme les a gommés de l’analyse.

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