Pour Dominique Sopo, Emmanuel Macron fait des immigrés des boucs émissaires !

Alors qu’Emmanuel Macron, par le truchement d’un secrétaire d’État (auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne) a signé le pacte de Marrakech en faveur des migrations écrit par l’ONU, Dominique Sopo, le président de SOS Racisme, fait son cinéma.

Ah, cet SOS Racisme qui ne perd jamais une occasion de se rappeler à la mémoire des Français ! « Les propos avaient beau être le plus elliptique possible, chacun comprendra qu’ils n’augurent rien de bon […] », écrit-il dans un communiqué, en réaction à l’allocution d’Emmanuel Macron lundi soir. Et d’y voir une manière « de jeter les immigrés en pâture des frustrations sociales » et de poser la question de savoir si Macron ne les prendrait pas comme « boucs émissaires » !
Soit ce Dominique Sopo n’a pas lu une ligne de ce pacte mondial – qu’une douzaine de pays ont catégoriquement refusé de signer – dans lequel le terme « engagement » (aux migrations) revient 87 fois (Éric Ciotti) ou encore celui de « faciliter » plus de 60 fois (Valeurs actuelles) et, dans ce cas, ferait mieux de se taire. Soit il n’ignore rien de ces trente-quatre pages d’ode aux migrations tant légales qu’illégales et sa réaction n’est que pure hypocrisie. Quand on sait qu’il accusait « l’extrême droite » d’avoir fait « la promotion » de « Pendez les Blancs », du rappeur Conrad, inutile de préciser de quel côté penche la balance.

Mais Dominique Sopo fait mine de s’offusquer : Macron a osé parler de « nation et de son identité profonde » ! Il a même envisagé – le jour même où il faisait signer à sa place ce qui est purement et simplement, à terme, la mort des nations par submersion migratoire et ce, sans avoir jamais demandé au peuple son avis sur la question – « d’aborder la question de l’immigration » !

Que le président de SOS Racisme ne s’inquiète pas ; c’est, en effet, l’absence de précisions (ces « propos elliptiques » du Président de l’Élysée) qui, au moment où il souscrivait, entre autres, à « démonter les discours trompeurs qui donnent une image négative des migrants » (alinéa 10 du préambule du pacte), se révèle terriblement préoccupante… pour nous. Et terrifiant car, à la fin de la lecture de ce pacte, on se rend compte qu’aux migrants qui afflueront ne sont octroyés que des droits sans jamais, jamais exiger d’eux le moindre devoir.

Dominique Sopo peut bien faire son cinéma à essayer de nous faire croire que Macron troquerait les attentes sur « la répartition des richesses » des gilets jaunes et l’avenir de « la jeunesse lycéenne » contre « le traitement digne des immigrés », le pacte de Marrakech troque bel et bien l’avenir des peuples autochtones priés de céder leur place, de ne pas critiquer ni de se rebeller et donc de se sacrifier, contre celui d’allochtones jouissant d’innombrables et invraisemblables droits qu’ils n’ont pas, eux-mêmes, invités.

Que voulez-vous, SOS Racisme, l’un des bras armés des gouvernements depuis 1984, fait le job. De moins en moins d’ouvriers, qui plus est, qui commençaient à mal voter ? Vive les immigrés ! Alors, il faut bien que l’association justifie ses grasses subventions. Parce que ce ne sont pas les cotisations de 8.000 malheureux adhérents – 18.669 euros pour un total de 904.596 (et encore, chiffre de 2009) – qui font tourner la machine.

Le plus étonnant de tout ? C’est qu’un Sopo, avec un père d’origine togolaise, ne se pose même pas en défenseur de ces populations migrantes victimes de ce que François Asselineau dénonce comme « traite négrière  » version XXIe siècle, à la merci des intérêts des grandes entreprises mondiales qui favorisent la circulation de la main-d’œuvre à bas prix.

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