PMA-GPA

PMA : Macron n’a aucun intérêt à rouvrir le front sociétal. Et il le sait

 

Le lobby LGBT fait la fête ce week-end à Paris avec sa marche des fiertés, ultra-subventionnée par la mairie de Paris et quelques entreprises. Cela donnera lieu à des spectacles dégradants qui feraient mieux d’être cachés. Un coup de projecteur médiatique est donné sur cette communauté, bien au-delà de son poids réel dans la population. Elle en profite pour demander la PMA, ne reculant devant aucune outrance scripturaire (Yagg : « La-pma c’est maintenant ou jamais ») : elle parle d’urgence sanitaire ! Petit aparté : elle reconnaît, en outre, que la PMA entraînera la GPA, ce qui était dénoncé par ces « supposés affabulateurs » de la Manif pour tous dès 2012.

Le pouvoir en place a été élu sur un programme qui proposait cette PMA pour les femmes seules et les couples de femmes. Une promesse électorale n’engage que ceux qui y croient.

La priorité du nouveau Président est de réformer le monde du travail, si possible à la hussarde. Il y a tant à faire pour retrouver les points de compétitivité engloutis dans nos divers clientélismes, nos lâchetés, nos inconséquences, nos erreurs. Mais imaginer que cela se fera sans heurts, sans conflits, sans blocages dans la rue et ailleurs serait d’un irénisme coupable, d’une naïveté incompréhensible. Le gouvernement s’y prépare sans doute et la rentrée sociale pourrait être caniculaire.

Un gouvernement, devant de telles perspectives, aurait-il intérêt à ouvrir un autre front avec une loi sociétale qui pourrait jeter d’autres personnes dans la rue ? La réponse est évidement non. Le Président jupitérien et rassembleur ne peut pas, à l’instar d’Hollande, recliver la société ainsi. Lui qui n’est pas dupe sait bien que son parti En Marche !, recyclage d’un socialisme obsolète, sera confronté à la malédiction formulée par l’ex-député Erwann Binet : la Manif pour tous a stérilisé les ambitions sociétale de la gauche qui, même déguisée sous ses nouveaux oripeaux, pourrait être tétanisée devant la simple probabilité d’une mobilisation massive.

Autre raison de s’abstenir : le besoin de cohésion avec les transfuges de droite. Édouard Philippe, certes favorable au mariage entre personnes du même sexe, n’hésitait pas à écrire en 2013 son opposition à la PMA pour couples de femmes et à la GPA. Il a peut-être changé sur ce sujet, comme certaines girouettes, ou peut-être était-il et reste-t-il sincère.

Si, malgré toutes les bonnes raisons de ne pas inscrire ce saut anthropologique à l’agenda de la législature, le pouvoir souhaite ouvrir ce prétendu droit au nom de l’égalité, nul doute que la Manif pour tous se manifestera.

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