« Plus on habite loin d’une gare SNCF, plus on vote FN ! »

Ancien officier de Gendarmerie

Diplômé de criminologie et de criminalistique

 

Christophe Guilluy a révolutionné l’étude de la localisation de la population française de ce début de XXIe siècle dans son analyse des couches populaires. Cet homme issu de la gauche, démographe et géographe reconnu, a révélé dans son livre de référence La France périphérique la cassure des deux entités territoriales. D’un coté, les grandes agglomérations et leurs banlieues peuplées de bobos et d’immigrés ; de l’autre, le monde rural des campagnes et des petites villes où se trouvent les classes moyennes et populaires. D’un côté, des cultures nouvelles ou mondialisées ; de l’autre, les gens du terroir, les enracinés ayant déserté les villes et votant majoritairement FN.

Il vient, d’ailleurs, de compléter ses observations avec un nouvel ouvrage, Le Crépuscule de la France d’en haut, où il démasque cette nouvelle classe boboïsée.

Naturellement, avec de telles idées, il ne peut qu’être pris à partie par ce monde universitaire régentant la pensée. Aussi le pointe-t-il du doigt dans une interview donnée à la revue Éléments :

« Dans le domaine qui est le mien, celui de la démographie et du territoire, c’est archi-caricatural. Ma discipline est verrouillée par quelques personnages qui ne sont plus là que pour ostraciser. Je reçois désormais des courriels de doctorants qui m’assurent suivre mes travaux, mais m’expliquent qu’il leur est interdit de les citer. Voilà où nous en sommes… le système est mafieux : il l’est en ce sens qu’il s’agit de tuer, professionnellement parlant, les pensées dissidentes. »

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Puis Guilluy conte au lecteur le calvaire de Michèle Tribalat, directrice de recherche à l’INED, auteur reconnu d’un ouvrage documenté sur le phénomène migratoire, Assimilation : la fin du modèle français, et honnie par la bien-pensance :

« Cela fait plus de quarante ans qu’elle accumule les études, statistiques à l’appui. C’est quelqu’un qui produit, contrairement à des gens comme Hervé Le Bras et Emmanuel Todd. Sa carrière a été un long calvaire, elle ne pouvait même plus aller physiquement à l’Institut national d’études démographiques (Ined), elle devait travailler chez elle, tant Le Bras et ses acolytes l’ont harcelée. Pour mémoire, elle avait attaqué, dans les années 1970, Le Bras sur sa méthode, pointant ses erreurs statistiques… Le Bras n’a rien eu à lui répondre, sinon qu’elle prenait la suite des statistiques ethniques sous Vichy. Mal lui en prit : Michèle Tribalat n’a pas eu de mal à prouver qu’il n’y a pas eu de statistiques ethniques sous Vichy ! Qu’importe, interdit de donner les vrais chiffres de l’immigration. En grand manipulateur, Le Bras – et avec lui les réseaux du Monde et la mafia universitaire – a toujours communiqué sur le solde migratoire, arnaque complète. Le tour de passe-passe a beau être énorme, il n’en a pas moins été reçu comme vérité intangible. »

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Si les deux « scientifiques » ci-dessus ont pâti de l’ostracisme universitaire, ils sont loin d’être les seuls. Un ami, directeur de recherches au CNRS de Toulouse, m’expliquait qu’il ne pouvait, devant ses collègues, s’exprimer librement. De plus, les chercheurs étant à 90 % de gauche, le recrutement ne s’effectue que parmi des personnes issues du sérail socialo-marxiste.

Voilà où en est notre université, inaccessible aux amoureux de la science qui veulent dépasser la pensée unique.

Quant à Le Bras, c’est ce démographe qui, en 2015, à l’issue du premier tour des régionales, tirant des conclusions de la cartographie du vote FN, indiquait : « Plus on habite loin d’une gare SNCF, plus on vote FN. » Exécrant le FN, il devrait se recycler à la SNCF !

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Diplômé de criminologie et de criminalistique

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