Editoriaux - Histoire - Politique - 17 janvier 2017

Plus « girly » que jamais, Ségolène en pince pour Macron !

Même si elle a pris quelques rides depuis son envolée de 2007, Ségolène Royal est encore une belle femme ; une accorte sexagénaire à la bravitude inébranlable, mue par un enthousiasme que rien n’entame. Depuis la répudiation de Valérie Trierweiler et son entrée subséquente au gouvernement, Mme Royal a bien tenté un temps les chignons de Simone Veil afin de donner du poids à son rôle de vice-présidente, mais franchement, malgré la teinture auburn (nettement mieux réussie que celle du Président), ça lui donne un air Mamie Nova et l’âge qui va avec.

C’est que notre Ségolène, au fond, est très « girly ». Certes pas au point d’une Arielle Dombasle – sa quasi-jumelle – qui ne peut même plus fermer la bouche tellement elle est plastifiée, mais si elle affiche un goût certain pour les toilettes rose bonbon ou groseille, Ségolène Royal est surtout restée adolescente dans l’âme. Très « gnagnagna », « c’est çui qui l’dit qui y est », « y font rien qu’à m’embêter », etc. Vous voyez ce que je veux dire…

Du coup, tout passe par ce prisme. Toute critique à son encontre est, de son point de vue, un acte sexiste : « Regardez ce que j’ai subi comme attaques pour les choses élémentaires que j’ai dites sur Cuba. Tout de suite, l’agression a été sexiste », dit-elle sur la chaîne Toute l’Histoire. « Ont resurgi le fait que je faisais des bourdes. J’ai bien senti que, dans l’agression idéologique de la droite sur la façon dont je disais des choses vraies sur Cuba, il y avait cette résurgence de la contestation de l’évaluation historique qu’une femme a droit ou pas le droit de faire même avec mon background politique et mon expérience politique. » Et d’insister : « C’est très étrange. On n’est pas encore sorti de cette misogynie et de ce sexisme à l’égard de ces femmes qui émettent un avis sur l’Histoire. »

Au fond, on ne sait ce qui prime chez elle, de la vision archaïque de la place des femmes qui ne sauraient être soumises à la loi générale – interdit de les critiquer lorsqu’elles disent des âneries – ou de l’immaturité façon cour d’école. Quoique… sa récente sortie sur Emmanuel Macron ferait plutôt pencher pour le collège.

Affichant son tendre penchant pour le beau jeune homme vert, elle a en effet proposé cette fine analyse politique : « Macron est victime de jalousie entre mecs. Parce qu’il est brillant, jeune et beau, les autres le jalousent. Qu’est-ce qu’on dirait s’il s’agissait de rivalité de femmes entre elles ! »

C’est consternant de bêtise. Du Ségolène pur jus. De la perfidie comme on en dénonce chez ces femmes qui savent être garces sous des airs enjôleurs, qui minaudent en jouant les fragiles effarouchées. C’est surtout un règlement de comptes avec Manuel Valls, qu’elle déteste et qui le lui rend bien, auquel elle reproche les manifs du printemps quand « après les attentats, les Français, qui avaient souffert, avaient le droit d’être heureux » !

Quand on y regarde bien, on s’aperçoit qu’il n’y a, au fond, pas plus sexiste que Ségolène Royal. Elle cumule, en effet, tous les clichés : celui de la femme qui pleurniche quand on la contrarie, qui traite tout – à commencer par la politique – sous l’angle biaisé du sentiment ; c’est la garce qui vous pince en souriant avant d’aller vous dénoncer dans le giron de la maîtresse. Ni responsable ni coupable, jamais, juste « tellement femme ».

Mais ambitieuse… ça oui ! Celle qui porte sur la poitrine sa décoration de présidente de la COP21 et qui pensait, de ce fait, pouvoir briguer le portefeuille des Affaires étrangères intrigue aujourd’hui pour obtenir la direction du Programme des Nations unies pour le développement. Et si on le lui refuse, ce sera du sexisme !

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