Manuel Valls en pleine lumière

Docteur en science politique et essayiste
 

Alors que 64 % des Français estiment que Manuel Valls est un bon Premier ministre, selon un sondage BVA publié hier, la lecture du livre d’Emmanuel Ratier (Le vrai visage de Manuel Valls), est véritablement un bain de jouvence. Journaliste et rédacteur d’une lettre bimensuelle traitant de la politique nationale et internationale, Emmanuel Ratier a su révéler la véritable personnalité de Manuel Valls. Si l’on se réfère aux médias officiels, l’actuel Premier ministre est présenté comme un descendant d’une famille anti-franquiste absolue, un immigré catalan aux origines modestes devenu français à 20 ans, ainsi qu’un farouche défenseur d’Israël et de la cause sioniste. Grâce à un véritable travail d’investigation, son auteur a pu révéler le pot aux roses à partir d’une documentation étayée et implacable.

La famille paternelle de Manuel Valls est issue de la grande bourgeoisie catholique catalane.

Parmi ses ancêtres, on trouve le fondateur d’une banque ou encore un des cofondateurs d’un quotidien catalan conservateur et catholique – El Mati (Le Matin). Le père de Manuel, Xavier Valls, né en 1923, fait des études artistiques durant la guerre et continue ses activités en Espagne franquiste jusqu’en 1949. À partir de cette date, et bénéficiant d’une bourse, il fait la navette entre Barcelone et Paris. Il s’installe en France en 1951 tout en continuant à faire des expositions en Espagne et à passer systématiquement des vacances d’été et de Noël dans la péninsule Ibérique. C’est d’ailleurs lors de vacances d’été que Manuel Valls naît à Barcelone, le 13 août 1962. Les véritables opposants au général Franco ont dû attendre sa mort, en 1975, pour pouvoir retourner dans leur pays d’origine. Précisons que la famille paternelle de sa mère suisse italienne, les Galfetti, doit sa fortune à l’exploitation de l’or en Sierra Leone. Fort de ces atouts, le petit Manuel a pu grandir rue de l’Hôtel-de-Ville dans le Marais, en face de l’île de la Cité.

L’ascension de Manuel Valls commence dès ses études d’histoire à Tolbiac, au début des années 1980, grâce à des liens très étroits et durables avec Alain Bauer, futur grand maître du Grand Orient de France et « pape » de la politique sécuritaire, et avec Stéphane Fouks, appelé à travailler dans la communication politique et à devenir administrateur du CRIF. Cette collusion fut appelée « pacte de Tolbiac » par le journal Le Monde dans son édition du 27 novembre 2012. Cette politique de réseau ira en se développant et conduira Manuel Valls à intégrer le club très élitiste Le Siècle, ou encore à participer, en 2008, aux réunions du Bilderberg.

Convaincu de sa bonne étoile politique et parachuté à Évry – ville multiculturelle – en 2001, il n’hésite pas à laisser parler sa nature, regrettant le manque de « Blancos » dans sa ville.

L’engagement de Manuel Valls à l’égard d’Israël et de la cause sioniste est total. Lors d’un passage à Radio Judaïca, le 17 juin 2011, il rappelait que « par ma femme [NDLR : son épouse Anne Gravoin est juive], je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël ».

Signalons aussi sa signature d’un document sioniste à la Mutualité, « La charte des amis d’Israël », le 3 avril 2012.

Le grand intérêt du travail d’Emmanuel Ratier est de montrer que cet engagement est très récent, depuis son mariage, en 2010, avec Anne Gravoin.

En fait, Manuel Valls a été pendant des années au service de la cause palestinienne. À la tête d’Évry, il a parrainé l’association « Évry Palestine », organisant chaque année une grande manifestation « Six heures pour la Palestine ». Condamnant dans un discours particulièrement musclé la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens, le 20 novembre 2002 (discours intégral page 49), il a signé un accord de coopération de sa ville avec Khan Younès – camp de la bande de Gaza – en 2006 [PDF]. Son engagement s’exprime encore dans un vibrant plaidoyer en faveur de la cause palestinienne où il plante un olivier pour la paix, en avril 2008.

http://www.youtube.com/watch?v=cx5emDrYuEg

Ces belles envolées disparaissent d’un coup au tournant des années 2008/2009 où il lâche entièrement la cause palestinienne pour embrasser celle d’Israël et du sionisme. Son mariage avec Anne Gravoin, en juillet 2010, n’est peut-être pas étranger à ce retournement.

Saluons le remarquable travail d’Emmanuel Ratier, qui montre que Manuel Valls, véritable Janus, ne sert qu’une seule politique : le mondialisme.

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