Quand Taubira rêve d’imposer le délit de blasphème…

Militant associatif et auteur

Fondateur de Riposte Laïque

 

Sans surprise, nos vaillants députés européens ont donc levé l’immunité parlementaire de Marine Le Pen. Celle-ci, comme tant d’autres avant elle (Michel Houellebecq, Brigitte Bardot, Éric Zemmour, plus modestement Pascal Hilout et moi-même), bientôt Ivan Rioufol, devra donc s’expliquer devant la 17e chambre correctionnelle de Paris.

Il n’est pas inutile de rappeler le mécanisme qui a permis cette décision partisane, qui fait de plus en plus ressembler le Parlement de Bruxelles au Politburo à l’époque du stalinisme triomphant.

Ce sont d’abord les cerbères de l’antiracisme, MRAP et LDH en tête, qui ont déposé plainte contre la présidente du Front national, qui avait osé protester contre les prières musulmanes illégales dans les rues, en évoquant une « occupation ».

Ce fut ensuite le Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF) qui a relayé cette plainte.

C’est enfin depuis la place Vendôme que le ministère de Christiane Taubira, forcément en accord avec le président de la République, a demandé la levée de l’immunité parlementaire de la présidente du FN.

Rappelons que les prétendues associations antiracistes, chez qui les subventions remplacent les militants, œuvrent ouvertement, notamment le MRAP, pour instituer en France un délit d’islamophobie, et amalgament toute critique de la religion musulmane à du racisme et à de l’incitation à la haine.

Rappelons que le porte-parole du CCIF, Marwan Muhammad, en août dernier, dans la mosquée d’Évry, disait : « Qui a le droit de dire que la France, dans trente ou quarante ans, ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne, dans ce pays, n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là.

De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’islam. Personne n’a le droit, dans ce pays, de définir pour nous ce qu’est l’identité française. »

Rappelons que le CCIF a vu sa campagne nationale contre l’islamophobie financée par le milliardaire Soros, par ailleurs généreux bienfaiteur des Femen…

Rappelons que ledit CCIF relaie ouvertement, sur le territoire français, au service d’organisations étrangères, l’article 22 de la déclaration des droits de l’homme en islam, adoptée au Caire, en 1990, par les 57 pays de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) : « Tout homme a le droit d’exposer librement son opinion, à condition qu’elle ne soit pas en contradiction avec les principes de la charia. »

Rappelons que Christiane Taubira, auteur en 2001 d’une loi qualifiant de crime contre l’humanité le seul esclavage français, justifiait ainsi sa décision : « Il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes. »

Rappelons enfin que la garde des Sceaux a qualifié de racistes la loi contre le voile islamique à l’école publique, en 2004, et celle contre le voile intégral, en 2009.

Aujourd’hui, Christiane Taubira et les associations dites antiracistes se servent du faux prétexte de l’« occupation » pour monter leur mauvais coup. En effet, faut-il rappeler que l’auteur de la phrase « J’affirme ceci : l’occupation allemande était, si on la compare par exemple avec l’occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens, une occupation relativement inoffensive, abstraction faite d’éléments d’exception comme les incarcérations, les internements et les exécutions » ne fut, lui, jamais poursuivi, ni par aucune association, ni par aucun garde des Sceaux. Il avait la chance de ne pas s’appeler Le Pen, mais Hessel.

Pierre Cassen
Militant associatif et auteur
Fondateur de Riposte Laïque

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