La France sommée d’idolâtrer Benzema

Militant associatif et auteur

Fondateur de Riposte Laïque

 

Depuis des années, les journalistes sportifs ont décidé que Ribéry et Benzema étaient des atouts indispensables à l’équipe de France. Il y a dix jours, on apprenait le forfait du premier. La majorité de nos compatriotes s’en réjouissait, mais les journalistes expliquaient que c’était un coup terrible pour les Bleus. Pourtant, les chiffres ne disaient pas cela. Ribéry, en 81 sélections, avait marqué 16 buts, soit un but tous les cinq matches, score fort médiocre pour un attaquant. Quand il joue, l’équipe nationale gagne 50 % de matches, quand il ne joue pas, elle en gagne 61 %. Quant à Benzema, il est resté 1.222 minutes en équipe de France (13 matches), sans marquer un seul but, entre 2012 et 2013, ce qui constitue un record d’inefficacité pour un avant-centre international. En 2012, associés à la pointe de l’attaque française en Coupe d’Europe, ces deux joueurs n’avaient pas marqué un but en quatre rencontres. L’indulgence médiatique dont ils ont bénéficié, outre leurs frasques extra-sportives (affaire Zahia), est pour le moins surprenante.

Au lendemain de l’annonce du forfait de Ribéry, il y a dix jours, pour son dernier match de préparation, la France battait largement la modeste Jamaïque par huit buts à zéro. On avait remarqué, ce jour-là, que Karim Benzema fut le seul joueur à ne pas chanter « La Marseillaise ». Toute l’équipe fut excellente, mais les médias choisirent de le mettre principalement en valeur dans nombre d’articles élogieux.

Pourtant, lors des matches de préparation, un autre joueur avait crevé l’écran, et il joue lui aussi avant-centre : Olivier Giroud. C’est un roc, doté d’un jeu de tête exceptionnel, et il fait les beaux jours d’Arsenal. Il avait multiplié les buts et enchaîné des gestes techniques remarquables. Mais « on » préférait parler de Karim Benzema, par ailleurs grand joueur… surtout quand il joue pour le Real Madrid. Hier, à l’occasion du match d’ouverture contre le Honduras, le sélectionneur a tranché : Karim avant-centre, Olivier sur la touche. Et comme Karim a marqué deux buts (dont un penalty) et a été à l’origine du troisième, la France est sommée par les médias de tomber dans la Benzemania.

Le journal L’Équipe a osé une page particulièrement audacieuse : « Karhymne à la joie », rien de moins ! Je m’interroge : si Giroud avait marqué deux buts, ce journal aurait-il titré à la gloire d’Olivier ?

Quand Domenech était sélectionneur et alignait une équipe de France que le philosophe Finkielkraut avait qualifiée de « Black, Black, Black », Éric Zemmour disait qu’avec de tels choix, il faisait de la politique au service de la propagande multiculturelle.

Le journaliste du Nouvel Observateur Hervé Algalarrondo a publié un ouvrage : « La gauche et la préférence immigrée ». Et comme, selon les statistiques, 75 % des journalistes sont de gauche, la Benzemania de L’Équipe s’explique d’autant mieux.

Le football a toujours été un outil de propagande. Pour nous vanter l’immigration chance pour la France et les vertus de la société multiculturelle, mieux vaut mettre en avant Benzema, qui marque deux buts, que les supporters algériens qui, régulièrement, après chaque match de leur équipe, vandalisent tout sur leur passage, quand ils ne remplacent pas le drapeau français par celui de l’Algérie au Capitole de Toulouse. Ce mardi, à 18 heures, c’est Algérie-Belgique ; le match finit à 20 heures…

Alors, Karim pour faire oublier les supporters algériens ? Avec Internet, pas sûr que cela marche encore…

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