Caroline Fourest est-elle si loin de l’extrême droite ?

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Le 21 février 2013
Je ne peux m’empêcher de croire que cette femme aurait fait merveille dans tous les régimes totalitaires.

La grande prêtresse du bien contre le mal, l’avocate des gentilles Femen de Notre-Dame contre les affreux Identitaires de Poitiers, nous présentait mardi le troisième épisode, sur France 5, d’un feuilleton qu’on pourrait intituler : « Sœur Caroline contre les méchants ».

Cette fois, c’étaient surtout les Identitaires qui étaient sur la sellette. On passera sur les méthodes utilisées, les montages grossiers, et le coup de la caméra cachée. Christine Tasin et moi avons eu droit aux honneurs de l’émission, comparés à Doriot, rien de moins, et à ceux qui, dans les années 1930, persécutaient les Juifs, et voudraient, aujourd’hui, faire subir le même sort aux malheureux musulmans. Et le verdict est tombé, implacable : « Extrême droite ! »

Dans la France de Hollande et de la dictature médiatique d’une caste dont Caroline Fourest est une égérie, ce terme infamant peut signifier une mort professionnelle, une mort associative, une mort militante, une mort relationnelle. C’est d’ailleurs fait pour. Hier, les staliniens classaient ainsi les misérables qui osaient s’interroger sur la réalité du socialisme réellement existant, voire désespéraient Billancourt en évoquant les goulags ou les hôpitaux psychiatriques. Aujourd’hui, quiconque ose affirmer que Marine Le Pen n’a rien d’une fasciste, contester que l’Union européenne fasse le bonheur des peuples, que l’immigration soit une chance pour la France, ou que l’islam soit une religion de paix semblable aux autres, se voit très rapidement affublé du même qualificatif, par les commissaires politiques du type de Caroline Fourest.

Je la sens tellement dans son élément, dans cet univers médiatique où les seuls qui ont le droit de s’exprimer sont ceux qui pensent comme elle, que je ne peux m’empêcher de croire que cette femme aurait fait merveille dans tous les régimes totalitaires.

Je vois fort bien Caroline Fourest journaliste officielle dans les régimes soviétiques. Elle aurait alors pourfendu, en 1981, les militants de Solidarnosc, en Pologne, leur reprochant d’être des agents du Vatican (horreur !), au service de l’impérialisme américain. Elle aurait fait de même en 1956, contre les insurgés de Budapest.

J’imagine fort bien la même sous Pinochet, en 1973, salissant Allende et toute une gauche accusée de faire partie d’un gigantesque complot communiste international.

Je l’imagine fort bien, dans un pays musulman, qualifier de racistes d’extrême droite quiconque ose s’opposer au voile, au halal, aux constructions de mosquées, aux prières dans la rue, au ramadan dans l’entreprise et à toutes les marques d’islamisation des pays occidentaux. Elle le fait déjà tellement bien en France !

Philippe Val, dans ses jeunes années libertaires, avait une formule choc pour interpeller ceux qui, avec des réflexes pavloviens, mettaient le dogme avant l’esprit libre : « Et la tronche, camarade, et la tronche ? » Voltaire disait : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire. » Caroline Fourest remplace au quotidien la fin de la phrase par « Je me battrai pour que vous ne puissiez jamais le dire. »

Finalement, de telles méthodes journalistiques ne caractérisent-elles pas la véritable pensée d’extrême droite ?

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