Guy Bedos : la primaire du PS est vraiment une vaste plaisanterie !

 

Nous avons bien vu que la primaire du PS, pilotée depuis l’Élysée, était un petit feuilleton de janvier destiné à nous fabriquer un ticket Valls-Macron, seul rempart contre l’élimination de la gauche.

Et évidemment contre la droite brutale de M. Fillon et Mme Le Pen.

Avant que l’arnaque ne soit dévoilée, je me disais que Montebourg, comme Fillon à droite, pouvait créer la surprise. Jamais le peuple de gauche n’aurait pu voter Valls, le Monsieur 5,6 % de la primaire précédente. Ni son bilan, ni sa personnalité, ni son positionnement droitier ne devraient lui permettre de l’emporter. Et s’il l’emportait, tout ce qui resterait du peuple de gauche un peu sincère filerait illico chez Mélenchon.

Montebourg avait donc d’énormes atouts : un physique et un verbe autrement exaltants et élégants que ceux de MM. Valls et Filoche, une cohérence chronologique (2014) et idéologique dans sa rupture avec Hollande-Valls, une constance dans son créneau « démondialisation-made in France-marinière ». Et puis sa fête de Frangy, à chaque rentrée, ça sentait bien son Solutré ! Montebourg, c’était vraiment le candidat idéal pour la gauche.

Et puis voilà qu’après sa visite à Alger en décembre (est-ce vraiment là-bas qu’il faut faire campagne pour le made in France ?), il attaque dès ce lundi 2 janvier en présentant son organigramme. Si on n’est pas étonné d’y voir figurer M. Paul, le député PS de la Nièvre et chef de file des frondeurs, on doit quand même se frotter les yeux embrumés par le Nouvel An : M. Montebourg, qui a visiblement repris le travail trop tôt, a choisi Guy Bedos comme président du comité de soutien.

Guy Bedos… Autant j’aime le coq Montebourg, et si je devais me déplacer à la primaire PS, ce serait lui, et non la basse-cour des hollandais. Mais Guy Bedos, non, je n’aime pas. C’est comme ça. Chacun ses goûts, hein ?

Mais, surtout, je me dis : M. Montebourg a-t-il vraiment réfléchi ? Plomber le peu de chances qu’il avait par ce choix… Vraiment triste.

Certes, Guy Bedos est une icône de la gauche, un vétéran des années Mitterrand. Et, à ce titre, il peut insulter toute la Terre sans que jamais un juge n’y trouve à redire. Mais, depuis quelque temps, Marine Le Pen n’était plus la seule cible de ses agressions. Et Guy Bedos, dégrisé, regardait sa gauche un peu différemment :

« François Hollande, non, c’est une erreur de casting. […] Il ment, il nous a tous cocufiés plus ou moins. Nous sommes tous des Valérie Trierweiler. »

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Ou encore :

« Manuel Valls, je lui péterais bien la gueule par moments. »

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Ambiance !

M. Montebourg a justifié son choix ainsi :

« Guy Bedos a décidé de s’engager. Il est très fédérateur par son humour. »

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On ne saurait mieux dire ! La primaire du PS était assez triste. Il faut remercier M. Montebourg d’y faire entrer la vulgarité qui sait parfois être lucide !

Mais j’apprends, au moment de conclure, que Guy Bedos n’était pas au courant de son nouveau rôle dans l’équipe Montebourg !

On s’y attendait mais, avec vous, la primaire de la gauche est vraiment devenue la grande rigolade de ce début d’année ! Merci, Guy Bedos !

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