Cazeneuve veut plus de « descendants d’immigrés » dans la fonction publique

 

Jeudi, à Strasbourg, devant les élèves de l’ENA, notre Premier ministre est venu prêcher la bonne parole en matière de gestion des ressources humaines pour la fonction publique.

Axe 1 : M. Fillon est vraiment un homme dangereux. En voulant supprimer 500.000 postes de fonctionnaires, il « menace la fonction publique », avec « une approche comptable et fausse de l’action de l’État ».

Axe 2 : Mme Le Pen est vraiment une candidate dangereuse. En proposant de supprimer l’École nationale de la magistrature, elle menace « son indépendance et son éthique », car « cette école est celle où se forgent et s’enseignent les principes d’indépendance de la magistrature ».

Rien que de la bonne langue de bois, particulièrement adaptée à la campagne électorale. Un Premier ministre, fût-il en simple stage à Matignon pour deux mois encore, ça sert aussi à cela.

Mais M. Cazeneuve n’était pas seulement venu faire la campagne d’une gauche tricéphale. Destinataire d’un rapport, il voulait aussi indiquer des directions pour les recrutements des fonctionnaires de demain.

C’est bien connu, ce sont les pouvoirs les plus faibles et les plus discrédités qui ont les ambitions les plus vastes.

Donc, axe 3 : la fonction publique doit faire beaucoup plus de place à la « diversité » ! Le rapporteur, le conseiller d’État Olivier Rousselle, dénonce « la sous-représentation des descendants d’immigrés » qui y règne. Voilà le grand problème actuel de la fonction publique ! Vous pensiez peut-être embauches pléthoriques et clientélistes dans certaines collectivités locales ? Déficit public abyssal ? Mille-feuille administratif ? Non, le problème majeur, c’est l’absence de diversité.

Parmi les propositions avancées pour favoriser le recrutement de fonctionnaires issus de l’immigration, le rapport propose le recueil et le traitement de « données relatives au contexte des candidats et des admis aux concours ». En clair ? Statistiques ethniques. Discrimination positive. Abandon des concours anonymes. Au profit de recrutements « au faciès » ?

En cette drôle de campagne électorale, la gauche semble s’être vouée à un seul saint : la population immigrée. Hollande passe toutes ses journées en banlieue depuis l’affaire Théo ; Macron, en Algérie, se prend pour le grand décolonisateur ; et maintenant, Cazeneuve se veut l’apôtre de la discrimination positive dans la fonction publique.

Toutes les enquêtes montrent que les fonctionnaires sont de plus en plus nombreux à voter à droite.
Il n’est pas sûr que cette démagogie électoraliste en direction de la diversité les fasse changer d’avis.

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