Editoriaux - Santé - Société - 4 octobre 2018

Parisiens, apprenez à partager votre ville avec les rats, c’est Paris Animaux Zoopolis qui vous le dit !

Cinq millions de rats à Paris contre lesquels la mairie a décidé de lutter, en mettant sur la table un plan d’élimination à 1,5 million d’euros, mais pour l’association Paris Animaux Zoopolis, il faut « arrêter le massacre » et « partager la ville avec les rats ».

Grands travaux, pluies exceptionnelles, détritus exponentiels balancés par les fenêtres et quartiers entiers transformés en véritables décharges publiques : les rats quittent les égouts pour se retrouver à l’air libre, heureux comme tout de trouver de la nourriture à profusion qui nourrira les quelque 55 ratons mis au monde chaque année par une maman rate. Et la maturation sexuelle arrivant au bout de deux ou trois mois après 24 jours de gestation, on imagine le nombre effarant de sa descendance au bout d’un an. Alors, avec une espèce aussi prolifique, n’en déplaise à Zoopolis, ce n’est pas quelques dizaines de milliers de rats en moins qui conduiraient à son extinction !

En outre, les maladies du rat transmissibles à l’homme n’ayant rien de sympathique, s’avérant même potentiellement mortelles, on comprend la mairie de Paris à se décarcasser pour éviter un désastre sanitaire. Mais pas le cofondateur de l’association, Philippe Reigné, qui assimile les campagnes de dératisation à de la « cruauté », qui ne « servent à rien ». L’important, pour lui, c’est de « casser les clichés ».

Ah, les clichés ! Sommes-nous inhumains de nous sentir menacés par des rats baguenaudant sur le balcon, se régalant dans le sac poubelle oublié sur la terrasse ou se baladant dans le bac à sable du jardin public de nos enfants ! Les rats ? « Pas sales ni dangereux », affirme, sérieux, l’agrégé Philippe Reigné. Raison pour laquelle les cas de leptospirose sont passés, en France métropolitaine, de 300 à 600 entre 2014 et 2016. On ne va quand même pas mettre en pratique le sacro-saint principe de précaution pour « un risque sanitaire minime », n’est-ce pas ? Ou quand la haine pour le genre humain prend le pas sur l’amour pour les animaux.

Et ce ne sont pas les 60.000 morts dus à cette maladie (le rat en véhicule neuf) dans les pays pauvres qui peuvent justifier non pas leur éradication totalement impossible et, d’ailleurs, non souhaitable, mais le contrôle du nombre de cette population. De toute façon, selon le très instruit Reigné, cet « argument de santé publique est erroné ». Point.

« Il faut vivre avec », partager la ville avec eux, pérore encore l’olibrius. Comme au Moyen Âge, quoi ! Et son appartement, aussi ? Ah non, pas lui, précise-t-il. Nourrissant un amour aussi éperdu pour ce charmant rongeur, on se demande bien pourquoi, selon ce brillant professeur au CNAM, les appartements seraient, eux, réservés au genre humain.

Philippe Reigné, c’est aussi celui qui comparait, en 2016, dans un article torturé de Libération, les clôtures anti-migrants de la Hongrie aux barrières érigées, au siècle dernier, par des fermiers australiens « afin de protéger avant tout les intérêts économiques de ses éleveurs et agriculteurs, établis pour la plupart sur des terres confisquées aux aborigènes ». En réalité, les fermiers cherchaient à se prémunir des dégâts causés par des invasions de lapins qui auraient conséquemment affamé le pays !

En attendant, sur les quais du métro, Parisiens et touristes seront ravis d’apprendre, par une campagne publicitaire lancée par Zoopolis même, que « les rats ne sont pas nos ennemis », qu’il faut donc stopper leur « empoisonnement massif ». Et qu’ils sont victimes de « préjugés ».

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