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Le pape François parle comme un technocrate de Bruxelles

 

Quand on devient pape, choisir le nom de François, c’est très honorable, étant donné la ferveur évangélique du saint homme d’Assise, né en 1182 et mort en 1226.

Toutefois, en des temps de péril mortel pour le christianisme, il faudrait des papes plus combatifs pour occuper le trône de saint Pierre, comme le furent Urbain II et, plus tard, Jean-Paul II, ce dernier ayant courageusement défié le bloc soviétique, cédant par ailleurs, hélas, à un œcuménisme naïf. En effet, Jean-Paul II voyait une grande proximité entre chrétiens et musulmans en raison d’un monothéisme commun aux deux religions. Les faits lui ont donné tort.

Non qu’il faille fustiger les différences confessionnelles par principe, mais lorsque celles-ci représentent un danger pour la religion dont on vous a confié les destinées, il faut savoir d’où l’on vient.

François persévère donc dans l’erreur en félicitant trop chaleureusement, dans un télégramme officiel, le nouveau Président français, qui n’a jamais fait mystère de son attachement à l’islam et de son désintérêt pour l’identité charnelle de la France. Souvenons-nous de ses déclarations, le 20 mars 2017, sur TF1 : « Le piège dans lequel vous êtes en train de tomber, Mme Le Pen, par vos provocations, c’est de diviser la société. C’est de faire que les plus de quatre millions de Françaises et de Français dont la religion est l’islam et qui sont, pour la très grande majorité, absolument pas dans le communautarisme, mais qui vivent dans notre République, c’est d’en faire des ennemis de la République. Eh bien, moi, non ! » Rappelons que 92 % des musulmans ont voté Macron au second tour de la présidentielle.

Mais il y a pire. Dans son message, le pape relègue la tradition chrétienne de la France derrière la diversité : « Pour que votre pays, en fidélité à la riche diversité de ses traditions morales et de son héritage spirituel marqué aussi [sic] par la tradition chrétienne, porte toujours le souci de l’édification d’une société plus juste et fraternelle. » Exit, aussi, les Français, ils ne sont plus que des habitants : « Sur votre personne et sur tous les habitants de la France, j’appelle de grand cœur la bénédiction du Seigneur. »

Comme si ce débordement de bénédictions injustifiées ne suffisait pas, François ajoute : « Que la France continue à favoriser, au sein de l’Europe et dans le monde, la recherche de la paix et du bien commun, le respect de la vie ainsi que la défense de la dignité de chaque personne et de tous les peuples. » On croirait entendre un technocrate de Bruxelles !

Le messianisme du candidat qui marche – sur l’eau ou la tête, on attend de voir ! – aurait-il brouillé la vue d’un pape décidément trop raccord avec une mondialisation propagatrice du déracinement des peuples ?

Il serait grand temps que le successeur de saint Pierre se recentre sur ses fondamentaux, à savoir protéger la Croix et faire en sorte que les portes de l’Enfer ne prévalent pas contre elle !

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