Oskar Freysinger : Le dogme islamique est difficilement compatible avec l’État de droit


Conseiller d’État (ministre cantonal) en charge de la Sécurité et de la Formation

 

Dimanche 9 février, les Suisses devront se prononcer « contre l’immigration de masse ». Votre parti, l’UDC, demande que la Suisse limite l’immigration en revenant au système des contingents et renégocie la libre circulation des personnes avec l’Union européenne. Le scrutin s’annonce serré… Pourquoi cette volonté de limiter l’immigration ?

Parce que le déplacement en masse de nomades du travail met en concurrence les plus faibles d’un pays contre plus faible qu’eux. Les classe moyennes fondent, les prix explosent et le pouvoir d’achat diminue. Un pays souverain doit pouvoir disposer d’un moyen de régulation des flux migratoires.

Une plainte a été déposée contre l’affiche que vous avez réalisée en vue des votations. « Bientôt 1 million de musulmans ? Par conséquent : stop à l’immigration de masse », peut-on y lire. Le texte est illustré par une courbe en hausse exponentielle et une silhouette en burqa. Pour Matthias Bertschinger (Vert), « cette affiche dépasse non seulement les limites du bon goût, mais constitue aussi une discrimination raciale. On suggère dans cette affiche que les musulmans sont un danger pour la Suisse. Ceux-ci sont donc stigmatisés et blessés dans leur dignité », a-t-il estimé.

Le dogme islamique est difficilement compatible avec l’État de droit en bien des points. Il faut donc éviter le communautarisme et l’établissement de sociétés parallèles. En régulant l’immigration, on peut augmenter la qualité de l’intégration. C’est une question de survie pour notre culture occidentale.

En France, à Bobigny, l’Union des démocrates musulmans français va présenter une liste aux prochaines municipales. Quand on leur reproche leur approche « communautaire », ils rétorquent : « En France, il existe un Parti chrétien-démocrate et cela ne choque personne. » Qu’en pensez-vous ?

Observez bien la situation mondiale : les seules vraies démocraties se situent dans des territoires traditionnellement chrétiens. Parce qu’il « faut rendre à César ce qui est à César » et parce que le « royaume du Christ n’est pas de cette terre ». Bien appliqué, les évangiles aboutissent à des États de droit (où la morale précède le droit et ne découle pas de l’application aveugle d’articles de loi). En gros, on assiste à un affrontement entre une loi d’amour et la loi du talion.

Vous êtes également attaqué sur la question de votre « double salaire ». Pourquoi ne souhaitez-vous pas reverser, comme la pratique le veut – c’est en tout cas ce qui se fait dans les autres cantons –, vos revenus fédéraux aux caisses cantonales.

La pratique est très différente d’un canton à l’autre. La loi suisse le veut ainsi. Je n’ai pas à communiquer ce que je fais à bien plaire, ça ne regarde que moi.

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