Religion

La nuit des longs cathos…

Médecin
 

Si vous aimez les lectures qui font frissonner, pas la peine de vous tourner vers la collection Frissons. À en croire Henri Tincq, ancien chroniqueur religieux au Monde interviewé le 5 avril par Marc-Olivier Fogiel, le dernier livre de Jérôme Fourquet, À la droite de Dieu, devrait combler vos attentes. Le commentateur avait visiblement passé une mauvaise nuit. Sans doute avait-il posé sur le livre son dentier, lequel avait claqué toute la nuit. Mais si vous pensez qu’il s’agissait des horreurs du salafisme, vous n’y êtes pas du tout : ce qui angoisse le chroniqueur du journal « de référence », c’est le retour des cathos en politique !

Marc-Olivier Fogiel attaque très fort en pointant la « dérive conservatrice de l’Église, une dérive qui pourrait sonner son glas » (il ne manque que la musique des Dents de la mer…). Et le pauvre Tincq de se lamenter : « Je ne reconnais plus mon église […] de mon temps elle était de gauche… avec Delors, Edmond Maire, Debatisse… » Aujourd’hui, « on entend de plus en plus de voix conservatrices : mariage pour tous… immigrés… trop d’islam… alors que dans les années 70, l’Église était à l’avant-garde du combat pour les sans-papiers… » Maintenant, « une centaine de sites intégristes ou à la limite de l’intégrisme mettent en cause l’Église, les évêques, le pape, trop progressiste selon eux, qui mettent en cause l’islam, la gauche, les réformes sociétales, le mariage pour tous, l’extension de la PMA, puis peut-être la GPA… »

Bigre, ça en fait, des intégristes ! « Dans cette blogosphère catholique, certains disent [mais pas lui, bien sûr…] fachosphère catholique, il y a une peur du Grand Remplacement de l’âme catholique de la France [ici, une sorte de pouffement de déni] par l’islam… un fantasme régulièrement agité. »

Vrai, ça fout la pétoche, tous ces cathos décidés à lancer des rondelles de saucisson pur porc à la sortie des mosquées ! À côté du frisson provoqué par ces « intégristes », la scène de la douche dans Psychose, c’est Casimir… Macron ne s’y est, d’ailleurs, pas trompé. Pour calmer et caresser ces forcenés dans le sens du poil, il s’est fendu d’une visite à la Conférence des évêques. Aux grands glapissements des islamo-gauchistes, qui crient à une trahison de la laïcité. Ils font moins de bruit quand le grand maître du Grand-Orient va au dîner du CRIF.

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