Primaires du PS : Peillon et Montebourg même pas à jour de cotisation !

Journaliste, écrivain
 

Combien seront-ils à concourir à la primaire de la gauche et du centre ? Ils devraient être sept, tout comme les candidats de la primaire de la droite et du centre. Après les dix petits nègres, les sept nains. Grande nouveauté : il y aura au moins une représentante du centre gauche, Sylvia Pinel, alors que le centre droit était – cherchons les mots justes – singulièrement absent lors du spectacle précédent, façon Stars 80, Âge tendre et tête de bois – pour les plus charitables de nos compatriotes – ou tournée d’adieux de Line Renaud – pour ceux qui auraient la dent plus dure.

Après, quand les vedettes sur le retour, façon Dave ou Adamo, se décident à battre à nouveau les planches, il y a toujours les inévitables problèmes de sous. Là, ce sont Vincent Peillon et Arnaud Montebourg qui se retrouvent sous les projecteurs. Le premier devrait vingt mille euros de cotisations au Parti socialiste : voilà des choses qui arrivent, sachant qu’un oubli est fait pour être vite arrivé. On nous dit que, se rappelant qu’il avait oublié de verser 10 % de ses émoluments au parti, Vincent Peillon aurait réglé la petite note dans les temps impartis. Brave petit bouchon… Vingt mille euros, plus d’une année de SMIC ; bref, une broutille.

Le cas d’Arnaud Montebourg paraît autrement plus complexe, la douloureuse se montant à cinquante mille euros. Mais là, le bougre conteste, laissant percevoir le pingre se nichant derrière sa marinière.

Pis : à cette ardoise, pas forcément Made in France, s’en cacherait une autre de trente mille euros, qu’il semble aussi contester.

En d’autres termes, « ça commence très fort ! » aurait prétendu un député socialiste dont les amers propos ont été recueillis par nos confrères du Point. Nonobstant, il manquerait un petit rien de quelque chose à cette fête de l’esprit si d’autres esprits malveillants n’avaient remarqué que les primaires de la gauche et du centre ne faisaient guère mieux que celles de la droite et du centre, les deux n’affichant qu’une seule Schtroumpfette (Sylvia Pinel aujourd’hui et Nathalie Kosciusko-Morizet hier) pour six Schtroumpfs probablement en état de rut avant de se retrouver en celui de coït pré-vagal devant les charmes de Marianne.

Eh oui, les gars, s’il faut absolument qu’une fille à la vanille s’installe à l’Élysée plutôt qu’un gars au chocolat, nombre de Français en gardent au moins une sous le coude, de fille. Et coude qu’ils pourraient aussi lever tantôt, lors d’une possible victoire.

Pour ce qui relève des histoires de cotisations pas toujours à jour, on rappellera qu’à Épinay, en 1971, François Mitterrand prit la vieille SFIO à la hussarde, sans avoir jamais possédé la carte de ce Parti socialistes créé à la va-vite deux ans plus tôt. Mais c’était Mitterrand. Et c’est là où l’on comprend aussi qu’Arnaud et Vincent n’égaleront jamais François. Tiens, c’est marrant, la chute de ce papier évoque un peu un film de Claude Sautet. Un film du siècle dernier. Une autre époque.

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