Audio - Editoriaux - Entretiens - Politique - 5 décembre 2018

Nicolas Dupont-Aignan : « La vraie question est de savoir quand un gouvernement prendra des décisions dans l’intérêt des Français plutôt que dans celui des marchés financiers et des pactes immigrationnistes »

Le président de Debout la France réagit à la déclaration d’Édouard Philippe, mercredi après-midi, à l’Assemblée. L’occasion, pour Nicolas Dupont-Aignan, d’exposer son propre plan de réformes et de donner son avis sur cette majorité qui s’agite sans rien changer.


Vous avez écouté le discours d’Édouard Philippe dans l’hémicycle. Beaucoup le considèrent comme un discours de fin de règne.
Qu’avez-vous pensé de la prestation du Premier ministre ?

J’ai le sentiment que le Premier ministre était ailleurs, déjà parti, qu’il ne veut rien changer, rien comprendre et rien écouter. Il a donc récité des éléments de langage que tous les Français entendent depuis des semaines sur les ondes.


On imagine que cela ne va pas arrêter la mobilisation de demain. Certains en appelaient à la démission du gouvernement et à la dissolution de l’Assemblée nationale.
Selon vous, la démission d’Édouard Philippe et du gouvernement changerait-elle la donne en ce qui concerne les manifestations des gilets jaunes ?

Au-delà de la question institutionnelle qui ne manquera pas se poser si le gouvernement ne change pas, la vraie question était de savoir si le gouvernement était capable de changer de cap.
Est-ce qu’un jour, un gouvernement, en France, va gouverner dans l’intérêt du peuple plutôt que dans l’intérêt des marchés financiers de Bruxelles et du pacte immigrationniste ? C’est cela la réalité. On comprend aujourd’hui qu’à nouveau, le gouvernement ne veut rien entendre, tout comme ses prédécesseurs d’ailleurs.
C’est pourquoi, soit le président de la République change de cap, soit il faudra une nouvelle légitimité du suffrage par la dissolution ou la démission du président.


Edouard Philippe a proposé un moratoire, Marlène Schiappa a proposé de revenir sur l’ISF et Benjamin Griveaux avait même proposé de supprimer les taxes s’ils n’arrivaient pas à un accord.
On a quand même l’impression que la majorité essaie de parler à cette France-là.

La majorité s’agite et essaie d’endormir les Français pour ne rien changer. La problématique de fond soulevée ici est de savoir comment on peut mener une autre politique. Voilà pourquoi, j’ai proposé concrètement avec Jean-Louis Masson, sénateur de la Moselle, une proposition de loi avec 48 articles qui se trouve sur mon site internet. Nous proposons une réforme globale. Justice fiscale, favoriser le produit en France pour créer de la richesse, mettre fin à la concurrence déloyale des travailleurs détachés, favoriser et mettre en place le referendum d’initiative populaire. Rompre avec l’immigration. De ce point de vue, la signature prochaine du pacte de Marrakech est dramatique pour l’équilibre de population de notre pays. Voilà un ensemble de mesures. Il faut un plan global.

Nous observons l’absence d’Emmanuel Macron depuis le début de cette crise. Notre président se mure dans le silence.
Le rôle du chef de l’État aurait-il été d’intervenir ou non
 ?

C’est la fuite de Varenne médiatique du président de la République qui, tel un Louis XVI fuyant son peuple, se cache derrière les vitres noires de sa voiture. C’est inquiétant. Est-ce que le président de la République sait ce qu’il veut faire ? Que propose-t-il ?
Les Français l’attendent. Si c’est pour nous dire toujours la même chose : «  je suis parfait, j’ai fait des choses parfaites et vous êtes tous des imbéciles », ça ne marchera pas.

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