Brétigny : les « jeunes » vous emmerdent

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Il y en a juste ras le bol. On nous a laissé les cendres d’une civilisation jadis rayonnante. On ne nous a offert comme héritage que la décadence post-soixante-huitarde, une génération qui apprend aux ados à enfiler des capotes sur des godemichets devant toute leur classe, et aux petits qu’en fait, ils ne sont ni des garçons ni des filles. Une société pourrie jusqu’à la moelle à coup de morale bien pire que la morale catho tant critiquée, d’enseignement de l’auto-flagellation et de l’ethno-masochisme. Une société dénuée de toute valeur dans laquelle nous, les « jeunes », devons pour la plupart apprendre seuls à devenir des êtres civilisés, à trouver notre place dans ce foutoir insensé et babylonien dont les piliers sont attaqués chaque jour un peu plus à grands coups de massues bien pensantes, capitalistes et libertariennes.



On se bat, nous les « jeunes », chaque jour, pour ne pas crever. On se bat avec les névroses résultant d’années de mœurs travesties et dépravées, on se bat pour nos parents qui ont, pour beaucoup, baissé les bras, et pour les suivants qui devront serrer les poings et monter sur les barricades. On se bat pour nous-mêmes. On se bat pour vivre.

Alors, quand, pour la énième fois, je lis « des jeunes ont pillé des cadavres et caillassé les véhicules des hommes venus porter secours aux victimes du déraillement de Brétigny », j’ai envie de sortir les armes. Quels jeunes ? De quels jeunes est-ce que vous parlez ?

Les jeunes vous emmerdent. Les jeunes, aussi névrosés puissent-ils être, ne dépouillent pas les cadavres encore ensanglantés de victimes en piétinant ceux qui sont en train d’agoniser. Les jeunes ne caillassent pas de voitures de pompiers, du SAMU. Les jeunes ne volent pas les moyens de communication des sauveteurs sur le lieu d’un accident dramatique et meurtrier.

Ceux qui font ça ne sont rien d’autre que des charognards sortis de leurs cités. 

Osez prononcer les mots. Ayez un peu de courage ! Arrêtez de mettre sur le dos de vos « jeunes » la responsabilité de ce qui n’est que la conséquence de trente années de votre médiocrité. On vous promet qu’on essaiera de vous en être reconnaissants.

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