Editoriaux - 11 décembre 2016

Mme Royal essaie-t-elle de redorer son blason ?

Alors que la pollution noie la capitale, le ministre de l’Écologie a enfin présenté des mesures : subventionner à hauteur de 1.000 € les scooters électriques (à quand notre Président s’échappant de l’Élysée en scooter électrique ?), étendre aux véhicules utilitaires la prime de 10.000 € destinée aux particuliers qui échangent un diesel contre un moteur électrique. On envisage d’octroyer 200 € pour l’achat de vélos électriques et de rendre gratuit l’accès des autoroutes aux véhicules électriques. Mais comment différencier, aux barrières de péage, les différents modes de propulsion ? De plus, les autoroutes ne sont pas équipées de bornes de recharge rapide. Enfin, les préfets s’impliqueront dans la gestion des pastilles signalant les véhicules propres. Toutes ces mesures semblent tardives et seront longues à produire des effets. À la décharge de Mme Royal, précisons qu’elle n’a que peu de leviers à sa disposition.

Le ministre de l’Écologie ne cherchait-il pas, en annonçant ces mesures, à allumer un contre-feu afin de faire oublier ses déboires ? Sa sortie sur Cuba qui ne serait pas une dictature parce que quatre millions de touristes la visitent annuellement lui a valu une volée de bois vert. Même des personnalités de gauche comme Jack Lang, pourtant grand laudateur de M. Castro, l’ont critiquée. Ses arguments semblent d’autant plus légers (ridicules ?) que Mme Royal a, quelques années auparavant, qualifié la Tunisie de M. Ben Ali de dictature sanguinaire alors que sept millions de touristes visitaient ce pays à l’époque.

D’après Le Canard enchaîné, cet appui au régime castriste serait intéressé. Mme Royal rêve de se reconvertir et de décrocher une prébende honorifique à l’ONU. Or, elle a besoin des voix des gouvernements de gauche de l’Amérique latine. Autre couac à faire oublier : le rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion de la région Poitou-Charentes, dont Mme Royal a été longtemps présidente.

Les magistrats ont en grande partie conforté l’analyse de M. Rousselet, le président socialiste de la nouvelle région Aquitaine. Certes, le Poitou avait une trésorerie de 40 millions, mais avec 132 millions d’impayés. Les budgets étaient artificiels : on annonçait des investissements importants qu’on annulait en cours d’année. Le montant des investissements était, au final, faible (60 millions en moyenne). Il fallait 19 ans d’impôts pour se dégager de l’emprunt alors que le seuil d’alerte pour une collectivité est de 8 ans. La gestion de ces emprunts était catastrophique. Certains taux atteignaient 5 %, voire 19 % ! Certains investissements étaient douteux : 20 millions ont été engloutis dans la production de voitures électriques Mia dont personne n’a voulu. (Il aurait été moins coûteux de payer les ouvriers de Mia pour qu’ils restent chez eux !)

Ces difficultés financières trouvent leur origine dans la volonté de Mme Royal de se priver volontairement des 56 millions de taxes sur les carburants et dans le faible taux d’imposition. Encore une fois, Mme Royal tenait à son image.

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