Migrants : en Autriche, la police déplore une situation devenue « ingérable »

En France, des proches du pouvoir ont le sentiment que « ça va péter quelque part ». En Autriche, des policiers travaillant sur la question des réfugiés décrivent une situation devenue « ingérable » et « intolérable »

Non seulement chaque jour des milliers de migrants arrivent en Autriche et en Europe, dont quelques centaines seulement peuvent être enregistrés, ce qui représente déjà un travail colossal pour les policiers, les bénévoles et autres interprètes en nombre insuffisant, raconte un membre de la police au cours d’un entretien avec info-direkt, mais à l’intérieur des centres d’asile, la cohabitation entre migrants génère d’ores et déjà beaucoup de conflits. À commencer entre populations chiites et sunnites, à tel point qu’un Syrien déplore de trouver en Autriche ce qu’il a fui dans son pays. C’est dire…

Pour ses collègues et lui, ça ne fait pas un pli : avec d’un côté trop peu d’effectifs au sein des forces de police, qui, en plus, sont dépourvues des moyens nécessaires pour combattre l’insécurité, et, de l’autre, un État qui échouera à assumer ses responsabilités de protection de la population, alors la situation entre migrants eux-mêmes et migrants-autochtones basculera irrémédiablement dans la violence. Ce qui ne dérange pas Martin Schultz, qui nous vend l’immigration comme « le défi de notre époque ». Raison pour laquelle nombreux sont les membres de la police à s’assurer « pour leur propre espace privé, d’avoir des réserves d’eau, de nourriture et de munitions » !

Quand les policiers prédisent des émeutes, Jean-Claude Juncker, lui, parle seulement de « crise des réfugiés » qui « va durer un certain nombre d’années », tout en annonçant pourtant que « nous devons vivre longtemps avec ce problème ». Fermer les frontières ? « Nous n’avons pas besoin de nouveaux murs en Europe (…) » Pas même pour empêcher la réintroduction de la poliomyélite, de la dysenterie, de la lèpre ou de la tuberculose ?

Mais d’après les policiers autrichiens, dont les propos ne laissent guère de doute sur la trahison des dirigeants de leur pays, l’avenir leur réserve peut-être bien pire. « Nous craignons tous le moment où on nous ordonnera de marcher contre notre propre peuple. » Quid de la France ?

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