Mgr Pontier, vous êtes plus indulgent avec l’islam que l’imam Drouiche

 

Si Monseigneur Pontier évita l’expression « padamalgam », cela y ressembla fort tout de même. À la question de savoir si les gens ont raison d’avoir peur, il répondit : « On a beaucoup de raisons de ne pas verser dans la peur en sachant que la peur va nous empêcher de réfléchir profondément à ce qui se vit dans notre monde. »

Pardon, Monseigneur ! Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour observer et comprendre que ce qui se passe n’est que l’expansion de l’islam. Dar al-harb, Dar al-islam. Ce que vous nous autoriserez – avec vous, nous voulons le croire – à ne point espérer.

À moins que vous ne vouliez dire que c’est aux conséquences de ces attentats qu’il faut réfléchir. Eh bien, Monseigneur, parlez ! Nous sommes tout ouïe. Il faut bien reconnaître qu’aucune réflexion sérieuse et sécurisante n’émerge de vos propos ou de ceux des gouvernants. Comme le dit Asiem El Difraoui dans Le Point : « Le laxisme français est insupportable. Il n’y a aucun débat sur ce qu’on devrait faire. » Et quand il y en a un, il ne mène à rien : confer, à l’Assemblée, le débat de la semaine passée qui déboucha sur… rien.

Vous dites, Monseigneur, qu’il « apparait de plus en plus clairement que ces terroristes ne sont pas vraiment de l’islam ». Que l’on aime ce « pas vraiment » ! Ils le sont donc peut-être un peu… Vous nous en direz la mesure exacte. Peut-on, de même, souligner ce « de plus en plus clairement » ? Il nous rassure. Car il laisse à croire que, comme nous, vous vous posiez la question… Passons !

Permettez nous, cependant, de noter, à côté de vos louanges envers les autorités musulmanes, les propos de Hocine Drouiche, le vice-président de la Conférence des imams de France qui, pour clamer un islam européen libéré du Moyen-Orient, reconnaissant liberté, égalité et fraternité, estime devoir démissionner de son poste et prêche « contre les institutions musulmanes en France qui… ne font rien pour la paix sociale et ne cessent de répéter que l’extrémisme n’existe pas ». Alors qui croire, Monseigneur ? Vous qui louez les instances musulmanes, ou Hocine Drouiche qui, pour les connaître de près, les dénonce avec force ?

Chacun nous dit qu’il ne faut en rien tolérer l’islam radical. Fort bien ! Mais quelles mesures prendre pour manifester cette intolérance ? Convertir ? Prévenir ? Sanctionner ? Qui le fait ? Les mosquées salafistes demeurent actives ; les fichés S circulent librement et préparent la suite – comme en témoigne l’assassinat à Saint-Étienne-du-Rouvray ; les ouvrages appelant au djihad sont toujours en vente à la FNAC. Quant à vous, vous donnez crédit à une idéologie guerrière (l’islam) en en détachant rapidement ceux qui commettent ces attentats. Si, évidemment, nul n’assimile l’entièreté des musulmans en France à des terroristes, sera-t-il interdit de citer leur religion et d’en dénoncer les pires outrances et les obstacles dirimants au vivre ensemble ?

Plus que de lénifiants propos visant à dire ce que nous devons faire – car nous le faisons déjà, vivre ensemble -, peut-on vous inviter à plus de transcendance ?

Monseigneur, le populisme tant dénoncé fleurit non pas sur le terreau de la montée de l’islam et des attentats mais bien sur l’absence de réaction satisfaisante, pour les Français, de la part des clercs et des gouvernants !

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