Médaille d’or du politiquement correct attribuée à… Laura Flessel !

Médecin
 

Grand admirateur de Churchill, je partage depuis toujours sa réponse au journaliste qui lui demandait sa recette de longévité : “No sports!”

Pourtant, de loin en loin, il m’arrive de vibrer devant un spectacle athlétique. Surtout s’il fait surgir sur la scène olympique un petit avion de chasse bien de chez nous style Laure Manaudou ou Laura Flessel. Laquelle vient donc d’être nommée ministre des Sports. LA ministre ? La ministresse ? On ne sait plus comment ne pas déplaire à Caroline De Haas… Alors, comme l’ont baptisée les commentateurs sportifs, disons la Guêpe et n’en parlons plus. Dans ces circonstances, les premières actions d’un nouveau membre du gouvernement revêtent une importance particulièrement symbolique, et Laura a l’embarras du choix. Par exemple, depuis quarante ans, le temps moyen des adolescents sur un 800 mètres est passé de trois à quatre minutes. Et dans le monde, on a une baisse d’environ 33 % de la capacité physique. Même si la France se maintient mieux : la Fédération de cardiologie ne parle que d’environ 25 %. Mais il n’en a pas moins fallu diminuer, au baccalauréat, le temps du test d’endurance car nos enfants – de plus en plus vissés devant des écrans – n’étaient plus capables de soutenir le temps demandé… Ne serait-ce pas un beau défi à mettre « en marche » pour le maroquin tout frais de notre hyménoptère ?

Certes, elle sera très occupée par les cours de danse du ventre nécessaires à notre ruine en cas d’obtention des Jeux olympiques pour Paris, mais elle aura un peu de temps libre, non ? Il y a aussi le dopage, à cause duquel on envisage aujourd’hui sérieusement de remettre à zéro le compteur des records olympiques d’athlétisme, tant ils sont sujets à caution ! Sans parler de ces rencontres de foot où on rejoue systématiquement après match la prise de la smala d’Abd el-Kader, hélas sans les lanciers du duc d’Aumale…

La Guêpe n’avait donc que l’embarras du choix pour annoncer ses priorités. Et c’est fait. La première sortie officielle du nouveau ministre des Sports sera pour l’association Le Refuge, qui offre un hébergement temporaire aux jeunes homosexuels rejetés par leur famille. « La lutte contre l’homophobie et la transphobie dans le sport sera l’une des priorités de l’action de la ministre », précise le communiqué annonçant cette visite. C’est vrai, ça, on l’avait oublié, la transphobie dans le sport… quel drame ! Tous les jours, ces dizaines, que dis-je, ces centaines de milliers de transphobes victimes des moqueries de beaufs avinés dans les douches des salles de sport, sans parler de leurs compagnons d’infortune intersexués, queers et questionings… Un véritable crime contre l’humanité sur lequel la Guêpe (marraine de l’association Paris 2018 pour l’organisation des Xe Gay Games) a bien fait de se ruer… dard-dard !

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