À SUIVRE

Maryline Mélenchon contre-attaque. On attend encore les réponses de Jean-Luc…

Journaliste et essayiste

Députée de l'Hérault. Directrice de publication de Boulevard Voltaire

 

Le clan Mélenchon contre-attaque. Dans un article publié ce jeudi sur Boulevard Voltaire, nous vous informions des déclarations de Christian Schoettl, maire de Janvry (Essonne) et ancien conseiller départemental, au magazine Capital, au sujet de monsieur Mélenchon et de sa fille.

En substance, le maire UDI expliquait à propos du candidat à la présidentielle :

« En décembre 2009, c’est sa fille Maryline qu’il a fait embaucher par le conseil général de l’Essonne. […] Qui voit-on arriver à un poste de « chargée de coopération » ? La fille d’un ancien vice-président du conseil général, par ailleurs toujours sénateur de l’Essonne. La fille de l’ami des présidents socialistes successifs du conseil général – à l’époque, c’est Michel Berson qui est à sa tête. Vous avouerez que c’est quand même une étrange coïncidence. D’autant plus étrange que ce n’est pas la première. Son premier job, elle le décroche comme agent administratif à la mairie de Viry-Châtillon, toujours dans l’Essonne. On est en 1998 et elle a 24 ans. Son père est déjà vice-président du conseil général. […] Justement, le lieutenant de Jean-Luc Mélenchon s’appelle Gabriel Amard, et c’est le maire de Viry-Châtillon. Mieux : on le surnomme « monsieur gendre », parce qu’il est le compagnon de Maryline. Si ce n’est pas du favoritisme, je voudrais qu’on me dise ce que c’est. »

​‌”

Aujourd’hui, Maryline répond. Et a saisi la justice :

« J’ai été autorisée, par une Ordonnance d’un juge au TGI de Paris, à assigner Christian Schoettl en « référé d’heure à heure » pour diffamation. C’est une procédure exceptionnelle, prévue pour les cas où le préjudice est grave et imminent. »

​‌”

Et d’expliquer, sur son compte Facebook, que l’idée qu’elle aurait pu bénéficier de privilèges dus à la personnalité de son père lui est proprement insupportable. Et que son nom lui « a plus souvent fermé des portes qu’il ne lui en a ouvert ». C’est possible. Mais avouons que, dans un contexte d’élus socialistes comme celui décrit par Christian Schoettl, cela paraît peu probable…

Pour autant, Maryline Mélenchon prend soin d’expliquer soigneusement son parcours, les concours qu’elle a passés, les entretiens d’embauche auxquels elle s’est soumise. Dont acte. Après tout, le juge des référés tranchera.

En revanche, on attend toujours la réponse de monsieur Mélenchon sur la suite des accusations portées à son encontre par Christian Schoettl, décidément en verve. Morceaux choisis :

« En 1998, Jean-Luc Mélenchon est chargé de l’information et de la communication au conseil général. Il passe commande d’une campagne de relations presse pour vanter les mérites de la Fête de la République à Euro RSCG, l’agence amie des socialistes, que dirigent Jacques Séguéla et Stéphane Fouks. Eh bien, ces sept journées d’attachée de presse ont coûté 98.972 francs, soit 15.088 euros au conseil général ! Un beau cadeau aux copains. »

​‌”

« En 2004, d’avril à juin, JL Mélenchon a utilisé pendant trois mois un véhicule avec chauffeur du conseil général. Or il n’y avait plus droit puisqu’il n’était plus au Conseil général. Cela pourrait s’apparenter à un détournement de fonds public dont il a bénéficié, lui, et personne d’autre. J’ai porté plainte, ce qui a conduit le procureur de la République à lui signifier un rappel à la loi sous la forme d’un avertissement solennel. »

​‌”

Un petit dernier, pour la route ?

« Entre 2000 et 2002, lorsqu’il était devenu ministre délégué à l’Enseignement professionnel, il n’a quasiment jamais plus mis les pieds au Conseil général. Mais plutôt que de démissionner, il a continué à percevoir une indemnité de 2.300 euros par mois. Au total, c’est 57.500 euros d’argent public qu’a perçu le conseiller fantôme. »

​‌”

De tout cela, bien sûr, personne ne parlera. Affaires prescrites ou déjà jugées pour l’utilisation indue du chauffeur… Cela n’a pourtant gêné personne de rappeler les antécédents judiciaires d’Alain Juppé durant la primaire de la droite… Et pourtant, pour lui aussi, c’était « du passé »… N’empêche, voilà qui permet à notre candidat d’extrême gauche de se parer des atours de la vertu sans oublier de professer ses leçons de morale au passage. Qui y croit encore ? Heureusement, plus personne… « La France insoumise » ? Ça ne coûte rien de le dire…

Députée de l'Hérault. Directrice de publication de Boulevard Voltaire

POUR ALLER PLUS LOIN