Marine Le Pen, première dame du monde libre

Conseiller politique
Son blog
 

Elle est libre, Marine. Elle est moderne, Le Pen. Elle est femme.

La candidate patriote à la présidentielle française a refusé de porter le voile pour rencontrer le mufti de la République libanaise à Beyrouth, où elle se trouve depuis dimanche après-midi.

Pour la première fois, Marine Le Pen rencontrait un chef d’État en exercice, le président Michel Aoun, mais c’est son refus de se couvrir la tête, le lendemain, qui aura marqué les esprits.

Tandis qu’une Marine Le Pen voilée aurait renvoyé une image désastreuse, alors qu’elle brigue les suffrages de la France qui ne veut se résoudre à son islamisation, l’esprit rebelle de la présidente du Front national est une inspiration pour le monde libre.

« J’ai indiqué hier que je ne me voilerais pas. Ils n’ont pas annulé le rendez-vous. J’ai donc cru qu’ils accepteraient que je ne porte pas le voile. Je ne me voilerai pas. Ils ont cherché à m’imposer cela, à me mettre devant le fait accompli, eh bien, on ne me met pas devant le fait accompli.

Le message est clair et sans concession. Et multiple : Marine veut montrer qu’elle ne se soumettra à personne, contrairement aux derniers Présidents qui se sont inclinés devant les différents représentants de la mondialisation ; Marine, ensuite, est plus féministe que les féministes actuelles et a su se faire respecter en tant que femme ; Marine, enfin, a renoué – assez paradoxalement, pour une souverainiste – avec le message universaliste de la France.

Les sondages, bien qu’à prendre avec des pincettes, indiquent une progression constante de Marine Le Pen. Dans l’hypothèse d’un second tour face à François Fillon, toujours empêtré dans une affaire d’emplois fictifs, ou face à Emmanuel Macron, qui n’a pas encore présenté de programme, elle est créditée de plus de 40 % des voix.

Le vent favorable pourrait la porter plus haut encore. Et plus loin, jusqu’aux grilles de l’Élysée, qu’elle pourrait franchir en mai prochain. L’hypothèse n’a plus rien de hasardeux : dans des habits de femme d’État de plus en plus seyants, Marine commence à prendre les traits de Marianne, à l’étranger comme en France.

POUR ALLER PLUS LOIN