Editoriaux - Histoire - Politique - 2 juillet 2013

Marine Le Pen poursuivie : le retour du délit d’opinion…

Étrange pays que le nôtre. Où il est permis de tout faire, mais dans lequel on ne peut plus rien dire.

Tout faire ? Oui, ou presque. Détrousser les passagers d’un train de banlieue. Vendre de la drogue sous le nez de la maréchaussée. Casser la gueule de ses professeurs. Caillasser des bus emplis de travailleurs. Exposer une effigie du Christ dans un pot de chambre ou un homard gonflable au château de Versailles. Inséminer une femme pour ensuite se partager l’enfant entre oncle et tante. Brûler des voitures dans la rue et même bloquer la circulation de cette dernière par des musulmans priant en masse.

Tout dire ? C’est une autre affaire. Marine Le Pen en sait quelque chose, dont l’immunité parlementaire vient d’être levée au Parlement européen. Son seul crime, rappelons-le, consiste précisément à avoir dénoncé, en 2010, l’occupation de ces rues du XVIIIe arrondissement parisien. Motif du délit, avoir seulement dit ceci : « Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’Occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça, c’est une occupation du territoire. […] Certes, il n’y a pas de blindés, il n’y a pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants. »

Si certains hommes ou femmes politiques courbent l’échine tout en se démettant l’épaule à force de reptations, juste histoire de ne pas être marqués au fer rouge du « racisme », il existe encore des gisquettes à la morgue assez testiculaire pour bomber le torse et envoyer tout ce beau monde se faire voir chez les Grecs.

Ainsi, sur LCI, la gisquette en question persiste, signe et récidive : « Je suis poursuivie pour un délit d’opinion pour avoir osé dire ce que tous les Français pensent, à savoir les prières de rue, dont je leur indique d’ailleurs qu’elles continuent à se dérouler sur le territoire français, sont une occupation. »

Pas de quoi faire un drame, donc. Même chez de nombreux musulmans qui préfèrent, et c’est bien logique, prier à la mosquée que sur le bitume en respirant les gaz des pots d’échappement. Marine Le Pen en fait encore moins un drame, estimant se « moquer de cette procédure » diligentée par des associations ne représentant que quelques centaines d’adhérents – MRAP et CCIF –, comités Théodule dont la seule raison sociale consiste à faire prospérer un racisme incantatoire et de confort, juste histoire de s’engraisser à coups de subventions (soit des sous du contribuable).

Bref, la gisquette se marre. Elle a bien raison. Quant à nous, nous en avons seulement marre de ce néocléricalisme à front de veau et à tête de nœud.

Alors, qu’au moins Marine Le Pen soit condamnée, les choses seront plus claires et le délit d’opinion retrouvera une bonne fois pour toutes ses lettres de noblesse.

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