Clémentine Autain : quand l’idéologie tourne à la bêtise crasse

Ecrivain, musicienne, plasticienne
 

Dans les dictons pleins de bon sens de nos ancêtres figurait ce conseil : « Tourne ta langue sept fois dans ta bouche avant de parler. » Mais ça, c’était avant : avant la télé qui promeut des experts à gogo et invite tous les crétins à faire leur show, avant les « technologies de l’information » qui publient des conneries à la vitesse de la lumière, avant les « réseaux sociaux » qui les répercutent… avant, avant tout ce qui fait désormais notre ordinaire, en somme. 

Aujourd’hui, on ne tourne plus sa langue dans sa bouche avant de parler ; d’ailleurs, on ne se parle plus, on textote. Quelques pressions du long fléchisseur du pouce et wwwzzzziiiii, c’est parti !

C’est ainsi que Clémentine Autain, élue communiste hier chargée de la Jeunesse auprès de Bertrand Delanoë, porte-parole de la « gauche radicale », tête de liste du Front de gauche aux dernières régionales, nous a offert mardi un vrai bijou. Une ânerie rutilante enchâssée dans l’idéologie à front de gnou comme savaient en produire ses grands héros, ceux dont politiquement elle se revendique : les Staline, Beria et consorts.

Indignée qu’on puisse attribuer aux « réfugiés » les violences, viols et tripotages de la Saint-Sylvestre à Cologne et ailleurs, la ravissante Clémentine – dont il est bon de rappeler que, selon ses propres dires, elle est « devenue militant féministe à la suite d’un viol » – n’a rien trouvé de mieux que de tweeter : « Entre avril et septembre 1945, environ 2 millions d’Allemandes ont été violées par des soldats. La faute à l’islam ? »

Non, pas directement, en effet. Car si vous évoquez ce que je pense, chère Clémentine, c’est par les soudards de l’armée soviétique. Les amis de vos amis. Des cocos qui, après avoir été alliés de l’Allemagne nazie, venaient venger en entrant dans Berlin la terreur barbare que les troupes allemandes avaient semée sur le front de l’Est. Dans une ville sans défense qui ne comptait plus que des femmes, des enfants et des vieillards, les troupes d’assaut – mongoles essentiellement – s’en donnèrent à cœur joie. Femmes violées, femmes éventrées. Guerre, gross malheur ! Terrible horreur !

On sait moins que les jeunes filles de la France libérée eurent aussi à connaître la soldatesque. Plutôt américaine, celle-là. Le libérateur venu du Kansas ou de l’Alabama voulait sa récompense. Il la prit aussi souvent dans l’Allemagne occupée, et les petits qui naquirent étaient en majorité métis et frisés : comme en Irak ou en Afghanistan, l’homme de troupe était souvent noir ou hispanique. Gott mit Uns contre In God We Trust. Guerre, gross malheur ! Terrible horreur !

Et alors, Mademoiselle Autain Clémentine, quel rapport avec la choucroute et le couscous ? Que vient faire votre question aussi scandaleuse qu’imbécile dans le contexte actuel ?

Car de deux choses l’une, et il va vous falloir choisir :

– Soit vous êtes prête à débiter n’importe quoi pour vous cramponner à l’idéologie du « padamalgam », et alors il faut le reconnaître ;
– Soit vous êtes sincère et alors accréditez une autre thèse, plus inquiétante encore.

En effet, si l’on doit considérer les agressions perpétrées en cette nuit du Nouvel An à l’instar des horreurs commises après quatre années d’une boucherie telle que le monde n’en avait pas connu, c’est que nous sommes dans une situation bien pire qu’on ne le dit ! Cela signifie que nous sommes en guerre, une très sale guerre, avec des troupes d’occupation, et qu’alors il va falloir la faire, cette guerre.

Qu’en penser, chère Clémentine : serait-ce votre inconscient qui a tweeté ?

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