Vive la TVA !

Ecrivain
 

La TVA est l’impôt le plus simple et le plus juste : tu achètes, donc tu paies.

Du litron de gros rouge acheté par le SDF jusqu’à la Ferrari que s’offre le milliardaire, tout le monde paie.
On paie sur ce que l’on achète, donc selon ses moyens.
Tous ceux qui vivent en France paient.
Tous ceux qui viennent en France paient.
Tous ceux qui passent par la France paient.
Les auto-entrepreneurs et les micro-entreprises paient.
Les touristes étrangers paient aussi mais, surtout, tous ceux qui ne déclarent rien paient. Également : les dealers, les fraudeurs, les délinquants, les escrocs, le travailleurs au noir et j’en oublie, tous ceux qui gagnent de l’argent d’une manière illicite paient.

La TVA, c’est la transparence.

Elle est très difficile à frauder, donc elle est la plus rentable, car on exige des fournisseurs des factures afin de la déclarer et de l’acquitter.

Tout ce qui peut servir à frauder : opérations sans factures, ou partiellement facturées, multiplications des fausses factures de fournisseurs, etc., relève du Code pénal et est passible d’emprisonnement.

La TVA sur les encaissements est un véritable avantage financier pour les PME puisqu’elles ne reversent la TVA collectée qu’une fois payée par les clients. Elles bénéficient ainsi, pendant un à trois mois, de la trésorerie correspondant à cette TVA collectée par l’État, mais également d’une comptabilité simplifiée.

La TVA favorise toute la production française, tout ce qui est fabriqué en France, et cela grâce à un taux moins élevé que toutes les importations.

La TVA rapporte actuellement plus de 130 milliards d’euros à l’État et un point de plus de TVA rapporte environ 7 milliards.

Une TVA mieux adaptée permettrait de supprimer l’impôt sur le revenu (fini, ce casse-tête de prélèvement à la source) et les charges imputées aux salariés, tout en diminuant les charges sociales des entreprises.

Donc, plus de pouvoir d’achat, plus de croissance, plus d’embauches. Moins de délocalisations et de chômage.

Comme l’État finance le chômage, les retraites, les dépenses maladies, la Sécu, etc., et que tous ces financements dépendent de la croissance :
Plus de croissance = réduction de la dette d’État.
Moins de croissance = accroissement de la dette d’État, qui se monte aujourd’hui à 2.170 milliards d’euros et ne fait que croître chaque jour…

Bien sûr, la TVA favorise les gros revenus, mais à cela, il y aurait bien une parade : au-delà d’un plafond à fixer (par exemple 100.000 euro par an et par tranche), une CSA (contribution sociale adaptée) rétablirait un certain équilibre et ce ne serait que justice.

Par ailleurs, comme la TVA défavorise les familles qui achètent, notamment pour leurs enfants scolarisés, des allocations familiales adaptées et progressives par nombre d’enfants au foyer, afin de favoriser la natalité, pallieraient ce problème.

Ceci expliqué et compris, les taux de TVA devront nécessairement élargir la différence (qui est appliquée actuellement) entre tout ce qui est produit et fabriqué en France et tout ce qui est importé de l’Union européenne (+ 5 points de TVA) et hors Union européenne (+ 10 points de TVA).

Réformer totalement notre fiscalité – ce qui est souhaité, en vain, depuis des décennies – deviendrait alors une réalité, pour le plus grand bénéfice de notre pouvoir d’achat, de notre croissance et de notre pays. Mais qui osera le tenter ? Un vœu pieux à quelques jours de la nouvelle année ?

François Fillon, lui, veut augmenter de 2 points le taux de cette TVA.

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