Combien d’attentats faudra-t-il encore pour que la France comprenne ?

Ecrivain
 

L’attentat terroriste qui a frappé mercredi Charlie Hebdo nous plonge dans l’horreur de ce qu’est l’État islamique et que nous dénonçons depuis longtemps sans être entendu. La mort de douze personnes dont de grands dessinateurs humoristiques est une déclaration de guerre.

Toute la gauche est, pour l’instant, pour la liberté de la presse et de l’expression ; hier, elle était tout entière contre Zemmour…

J’écrivais sur Boulevard Voltaire il y a quelques jours :
« On a empêché 80 “jeunes Français” de partir faire le djihad en Syrie ou en Irak ! Le gouvernement et le ministre de l’Intérieur annoncent ce résultat comme un véritable succès, alors qu’il s’agit d’une totale absurdité. Ces 80 “jeunes Français” sont déjà radicalisés et vont l’être encore davantage. »

Certains d’entre eux, on peut espérer pas tous, obéiront aux consignes données sur les médias par l’État islamique : « Si vous ne pouvez pas nous rejoindre, alors faites la guerre chez vous, dans votre pays. » Ces « déséquilibrés » sont déjà chez nous, mais n’en arrive-t-il pas de l’étranger ?

Prenons le cas de l’Ezadeen, ce vieux rafiot construit en 1966, de 73 mètres de long, immatriculé en Sierra Leone, et destiné à transporter des animaux. Il a quitté le port de Tartous, en Syrie, le 11 octobre 2014, avec 450 migrants à bord, pour rejoindre le port chypriote de Famagouste (sous contrôle de la République turque autoproclamée du nord de Chypre, mais non reconnue par l’ONU). Le 19 décembre, soit plus d’un mois plus tard, il repartait avec toute « sa cargaison » avec, comme destination officielle, le port de Sète, en France.

L’Ezadeen a été abandonné par son équipage et laissé à la dérive car en panne de carburant à 150 km au large de Crotone (Calabre). Ce n’est pas au moment où ils sont abandonnés à leur triste sort que ces cargos devraient être surveillés et pris en charge, mais dans les ports d’où ils partent car les autorités de ces pays sont parfaitement au courant de leur destination et devraient avoir l’obligation d’intervenir.

Qui sont ces « migrants » qui nous arrivent par dizaines de milliers, et continueront à arriver (on nous en promet 700.000) ?
Ils viennent de Syrie, d’Irak, de Libye, d’Érythrée et enfin de partout où l’État islamique impose sa loi, sa terreur, ses massacres. En très grande majorité, ce sont des hommes adultes et de religion musulmane (voir Calais). Ce ne sont ni des chrétiens ni des yézidis qui sont les premiers exterminés. Ce ne sont pas, non plus, des vieillards et il y a peu de femmes et d’enfants.

Comment les organisateurs de ces « voyages », les passeurs, disposent-ils de plusieurs millions de dollars pour affréter de vieux cargos destinés à être abandonnés en pleine mer ? Tout comme les pilotes islamistes du 11 septembre 2001 à New York, comment ont-ils été formés à devenir subitement des navigateurs, capitaines, mécaniciens, radios, etc. ?

Ces « migrants » viennent de pays où les habitants ont juste de quoi se nourrir, et voilà que des centaines d’entre eux disposent soudain de plusieurs milliers de dollars pour payer leur « voyage » ? On se demande ce que fait l’ONU dans ce schéma : de la figuration ? Qui peut nous assurer que ces milliers de « migrants » ne servent pas de couverture à l’infiltration de quelques centaines de terroristes islamistes destinés à mettre l’Europe à feu et à sang ?

L’État islamique a les moyens financiers plus que suffisants pour entreprendre cette nouvelle croisade. Il l’a annoncé. Il veut conquérir le monde. Comme il n’a pas encore la force d’affronter l’Europe et le monde par ses armées, il peut fort bien envisager de le déstabiliser par ses « soldats ». Combien d’attentats faudra-t-il pour que la France comprenne ?

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