Madeleine, ne pleurez plus ainsi…

 

Quand, d’évidence, tout poussait à soutenir un Jean-Frédéric Poisson – nouveau candidat, réformateur du paysage politique français -, les cadres de Sens commun ont décidé de soutenir François Fillon, s’appuyant sans vergogne sur une argumentation des plus spécieuses :
– soutenir un candidat ayant des chances d’être élu à la présidence de la République ;
– soutenir quelqu’un offrant les perspectives d’une réelle collaboration.

Tout commentaire serait superflu, car on ne saurait mieux dire qu’on le choisit, lui, afin d’avoir des places ensuite.

Sens commun dit avoir passé un an à examiner les propositions des uns et des autres. Un an pour ne pas voir que Fillon n’a rien eu à dire pour le mariage pour tous et que l’avortement reste pour lui un « droit fondamental ». S’il ne s’agit plus de le punir comme autrefois, au moins, en chrétien, pourrait-on dire que c’est le plus souvent une souffrance malheureuse.

Le premier tour d’une primaire est la première sélection parmi quatre en vue des présidentielles. Nombreux sont ceux qui ne mettraient pas un kopeck sur les chances de François Fillon de parvenir au bout. Et justement, ce premier tour est l’occasion de montrer la force de ses convictions et de sa volonté de bousculer réellement les partis politiques ! Au lieu que de montrer, comme le crie le choix de Sens commun, que l’on est prêt aux calculs et abandons de second tour de l’élection présidentielle dès le premier tour d’une primaire… Quel aveu, mes mignons ! Que ne ferait-on pas pour une place de député ou de cabinet ministériel ? Pitoyable.

L’aveu de la compromission de Sens commun est même tellement évident qu’on a presque l’impression d’entendre Madeleine de Jessey nous dire gentiment : « Non mais, c’est pour rire, ce choix, hein ? Pas de blague. C’est juste le choix du comité stratégique – vous savez… l’analyse qui dura un an… Mais, en fait, vous restez libre de soutenir qui vous voulez. On vous aime, hein ? Ne partez pas ! On aura besoin de vous pour les campagnes des législatives ! » J’exagère ? Franchement, je ne crois pas.

Ledit comité stratégique semble donc complètement paniqué par son choix… Merveilleux de cohérence… À se tordre de rire.

Hélas, il suffit de relire le fondement Sens commun pour se rappeler combien ce mouvement est pipé dès le début : s’engager en politique auprès de l’UMP par « amour de la France », comme ils disent … Je ne sais pas pourquoi, mais y a comme un défaut, diraient les enfants. L’UMP est le parti de Lisbonne, de Bruxelles, des abandons innombrables des intérêts français. Ça sonnait un peu faux dès le départ, cette affaire. Vouloir être le levain dans la pâte UMP, toujours comme ils disent, ça débloque dur, cette fois. Le levain dans une pâte étrangère n’ayant rien des valeurs chrétiennes d’où est issu Sens commun … Pas besoin du Françoise Bernard ou de zieuter les pages de Marmiton pour savoir que ça ne pouvait pas prendre, cette recette.

Sens commun est, par son origine, un corps étranger dans une des plus calamiteuses marmites politiciennes de la France. Ils pouvaient se créer, dans l’opinion et les médias, en restant fidèles à leurs valeurs, soutenir ci ou là des candidats aux législatives, obtenir même des soutiens ecclésiastiques ; bref, grandir peu à peu. Ils ont cru pouvoir jouer dans la cour des grands et influer sur la présidentielle.

Mais quand on a les yeux plus gros que le ventre, ça finit souvent mal : la grenouille qui…

Madeleine, ne pleurez plus ainsi que vous le faites sur Facebook. Avec Marion et Jean-Frédéric Poisson, vous êtes des refondateurs. Ayez juste le courage de refuser certaines barrières plutôt que celui d’abandonner vos convictions des le premier de quatre tours !

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