Macron privé de sports d’hiver pour cause de gilets jaunes

L’entourage d’Emmanuel Macron a été formel : pas de ski cette année. « Il y a encore des gens sur les ronds-points, la crise n’est pas achevée, alors voir le Président en train de faire du ski pendant ce temps-là, ce n’est peut-être pas le meilleur message à adresser en ce moment », aurait estimé un conseiller doté d’une perspicacité hors du commun. Le temps des erreurs de communication est terminé. Dorénavant, on analyse, on réfléchit, on envoie le bon signal. Vacances de Noël devant un pot-au-feu et activité « rasage de mur » dans la journée. Le gilet jaune est susceptible. Encore trois ans de vie monacale, sans sports d’hiver, sans danseurs trans ni soirées exubérantes… La route sera longue. Peut-être une sortie « Courtepaille » de temps en temps. Un coup de folie. Un tartare-frites, une mousse au chocolat… Le couple présidentiel compte les jours. De petits bâtons ornent les murs du bureau. Et une semaine de tirée ! La « quille » n’est pas pour demain…

Un député LREM qui côtoie régulièrement le Président aurait confié au Monde : « Il ne sort plus sans se maquiller tellement il est marqué. Il se maquille même les mains. » Tout ce qui dépasse est fardé. Il essaie des perruques. Des faux nez. « Je vais bien, tout va bien. » Le DVD de Dany Boon tourne en boucle dans le bureau pour tenter de redonner le moral au déprimé. Sans succès. Après les séances d’étalage de fond de teint, Emmanuel Macron erre dans les couloirs en fredonnant « J’habite seul avec maman, dans un très vieil appartement, rue machin chouette… » Puis il fond en larmes. Il n’a même pas de canari pour lui tenir compagnie. Et puis le jaune… Ah, non ! Plus jamais cette couleur.

Tenir malgré une impopularité abyssale… L’enjeu est de taille. La situation ingérable. Ce ne sont pas quelques annulations de sports d’hiver ou de danseurs trans qui viendront calmer la colère des Français. L’entourloupe fut trop énorme. Les messages envoyés trop insultants. Comme l’a très bien analysé un certain Juan Branco, avocat et journaliste, « Macron a été lancé comme une vedette de télé-réalité ». Il en connaît aujourd’hui le destin. Le voilà tel Loana de « Loft story », baudruche dégonflée, ancienne gloire creuse. Au regard de la campagne médiatique dont il a fait l’objet, de son absence de charisme et de vision, Macron était programmé pour gouverner six mois. Le temps que le soufflé retombe. Toutefois, l’état d’esprit « émission de télé » est sauf. Passée la période « Loft Story », la suite du quinquennat s’annonce digne d’une épreuve de Koh-Lanta.

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