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Macron, Président des riches ? L’OFCE raconte encore n’importe quoi

Médecin
 

Selon une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques, les premières mesures fiscales du quinquennat d’Emmanuel Macron vont particulièrement profiter aux plus aisés. Mais, pas de panique : ancien conseiller économique d’Arnaud Montebourg, le président de l’OFCE voyait en 1993, dans sa boule de cristal, que les 35 heures seraient le « moyen le plus efficace pour réduire de manière significative le niveau du chômage dans un délai raisonnable ». Un visionnaire ! Et, depuis, qu’il s’agisse des prévisions de croissance, de chômage ou de dépenses publiques, l’organisme « indépendant » se plante avec d’autant plus d’assurance que son financement est tranquillement assuré par le ministère de l’Enseignement supérieur. C’est ainsi qu’un de ses directeurs n’a pas hésité à balayer d’un revers de main l’argumentation du prix Nobel d’économie Jean Tirole, lequel démontrait que la réduction du temps de travail n’avait aucun effet positif sur l’emploi : « L’économie n’est pas une science dure, exacte. » Certes, et la médecine non plus, c’est pour ça qu’il y a des charlatans dans les deux domaines…

Ce qui chagrine l’OFCE, c’est que, « en 2019, les 2 % les plus riches capteraient 42 % des gains à attendre de la mise en place des mesures ». Oubliant que ces mêmes 2 % payent habituellement 40 % des recettes fiscales. Un ou deux flashs de radars devraient rapidement annihiler ce « cadeau aux riches », mais il est vrai que sur le fond, Macron semble différer de ses prédécesseurs, qui baissaient surtout les impôts de ceux qui n’en payent pas.

On retrouve bien ici la sempiternelle ritournelle de la réduction des inégalités, dont les fétichistes omettent toujours de nous dire jusqu’où ils estimeraient pertinent de la pousser. Dans le pays médaille d’or des prélèvements, la redistribution serait encore insuffisante ? C’est qu’on est toujours le riche de quelqu’un : à 2.500 € par mois, vous faites partie des 1 % les plus riches du monde… En réalité, quel que soit son niveau de revenu ou de capital, le vrai riche est celui qui est satisfait de son sort. Le reste est affaire de jalousie, dont Tocqueville faisait remarquer qu’elle conduisait les Français à préférer l’égalité dans la pauvreté plutôt que l’inégalité dans la prospérité. Et le « jeu de l’ultimatum », conçu par un sociologue, confirme que la plupart des gens préfèrent renoncer à un gain plutôt que d’accepter que leurs semblables en aient un supérieur, parce qu’ils trouvent ça « injuste ».

En attisant sans cesse ce sentiment malsain, la gauche qui condamne les écarts de richesses lutte avant tout contre les libertés individuelles et la libre entreprise. Car c’est bien parce que certains plus riches que d’autres ont acheté très cher les premiers PC, téléphones portables ou écrans plats qu’ils sont devenus accessibles à la grande masse…

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