Macron : l’âge des vanités

 

Chateaubriand disait : « L’aristocratie a trois âges successifs : l’âge des supériorités, l’âge des privilèges, l’âge des vanités ; sortie du premier, elle dégénère dans le second et s’éteint dans le dernier. »

Cette sentence d’un de nos plus beaux représentants de la littérature française peut s’appliquer au socialisme français. Sorti de l’ère des supériorités avec Jaurès et Blum, il dégénère par les privilèges accordés au système public, avec Mitterrand et Jospin, et sombre dans la vanité avec Macron. J’évite volontairement Hollande qui, dans une très courte période, a symbolisé l’ère de la médiocrité, précurseur des vanités…

Macron s’attelle à nous raconter la grandeur de la France, qui se réincarne par le seul fait de son arrivée au pouvoir. L’homme n’est pas modeste, et les médias hypnotisés nous vantent les mérites d’un homme d’État surdoué, que le monde entier nous envie.

Comme j’aime à le répéter, avoir son bac à 18 ans et échouer par deux fois au concours d’entrée à Normale sup ne fait pas de cet homme un être exceptionnel.

Je n’ose pas imaginer ce qu’aurait pu être son parcours scolaire s’il nous avait été présenté « simplement » comme doué. Peut-être aurait-il, alors, raté une licence en philosophie ?

Et dire que ce beau jeune homme fait rêver tous les peuples de la planète, cela ne mange pas de pain. Quelle étude sérieuse a été lancée pour le prouver, et pourquoi, d’ailleurs, aurait-elle été faîte, puisque notre « bellâtre » n’a pas encore réellement gouverné.

Mais le paraître qui l’emporte sur l’être, nous en avions l’habitude avec Barack Obama. À peine élu, le prix Nobel de la paix lui a été décerné. Alfred Nobel a dû se retourner dans sa tombe. La gestion désastreuse du conflit syrien par notre « prix Nobel du ridicule qui ne tue pas » montre la légèreté de l’institution suédo-norvégienne, qui aurait dû être « dynamitée » – Alfred Nobel avait bâti sa fortune avec l’invention de la dynamite – par cette décision stupide.

Ce storytelling de notre nouveau Président masque malheureusement une réalité cruelle qui désintègre notre nation. Au travers de deux faits « divers » qui viennent de se produire dans notre pays – le meurtre antisémite de Sarah Halimi, exécutée par un islamiste, et la mort de l’éleveur bovin Jérôme Laronze, abattu par des gendarmes -, nous avons, là, le résumé du mal français.

Le refus de constater que l’antisémitisme est étroitement lié à la dérive islamiste de nos quartiers, d’une part, et le mépris affiché pour un monde rural en perdition qui subit la métropolisation du territoire, d’autre part, nous amène sûrement vers des fractures de la société irréparables.

Une question brûlante découle de ces deux drames : « Comment un fou d’Allah peut torturer pendant une heure une femme, puis la défenestrer, sans que les voisins n’interviennent, ni que la police ne tire une seule fois, alors qu’un agriculteur, excédé par la dérive administrative de sa profession, périt de trois balles tirées par des gendarmes ? »

Aujourd’hui, plutôt que d’avoir à subir pendant cinq ans le récit d’une épopée virtuelle de notre nouveau « roi » de France, peu soucieux de la réalité que vivent au quotidien de nombreux Français, j’encourage mes compatriotes à se battre pour donner une majorité à la droite dans la future Assemblée nationale.

Pendant que M. Macron sera concentré sur son image, sur sa manière de serrer les mains et de regarder ses interlocuteurs dans les yeux, bref, à clore l’âge des vanités, la nouvelle majorité travaillera sur les questions qui concernent le redressement de la France, notamment celles que j’ai évoquées plus haut.

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