M. Tsípras : le démagogue qui a plongé la Grèce dans le malheur

Le bilan de M. Tsípras est plus que catastrophique ! Je défie de trouver dans l’Histoire un exemple où la gestion d’un pays a été plus épouvantable ! Certes, la politique de l’ancien gouvernement était critiquable et avait pesé lourdement sur le peuple hellène mais elle avait amené au moins quelques résultats : la croissance était revenue et la Grèce dégageait enfin un excédent primaire. Le prix à payer avait été douloureux mais un chemin était tracé et il pouvait amener la fin de la crise. M. Tsípras est arrivé avec ses certitudes populistes : il n’y avait qu’à déclarer la fin de l’austérité et tout irait bien. Il a dilapidé le minuscule héritage de l’ancien pouvoir et a plongé son pays dans un chaos effroyable.

Il a fini par baisser pavillon mais sa capitulation, qui l’a déshonoré, risque de ne servir à rien. Le pays est trop ruiné pour profiter de l’aide européenne ! Les impôts se sont évaporés, les banques agonisent et, sans banques, il n’y a plus de vie économique possible ! Il a voulu éviter le « Grexit », mais bientôt, il n’y aura peut-être plus d’autre option possible ! L’Europe sera sans doute incapable de maintenir encore très longtemps la Grèce, en survie artificielle. Les aides de l’Union européenne doivent payer les anciennes dettes et assurer les fins de mois d’Athènes car plus rien ne rentre dans les caisses de l’État ! Une tâche surhumaine, impossible !

M Tsípras a réussi l’exploit de prendre à chaque fois la pire des décisions possibles ! S‘il voulait quitter la zone euro, il fallait la négocier en bon ordre dès février ! Le choc aurait été rude mais l’économie hellène aurait sans doute réussi à l’absorber sans dommages irréversibles. S’il voulait garder la monnaie commune, il fallait d’abord assumer l’héritage du gouvernement précédent et obtenir, ensuite, des ajustements conséquents. Ceux-ci lui auraient été accordés sans problèmes s’il avait fait preuve d’un peu de souplesse.

Ensuite, lors du funeste sommet de juillet, peut-être aurait-il mieux valu, comme le préconisait M. Schaüble, le ministre allemand des Finances, organiser le « Grexit » tout en aidant Athènes à rebondir.

Non ! Rien ne sera épargné à la Grèce, qui devra boire la coupe jusqu’à la lie ! Le pire est l’écho qu’a eu le discours de M. Tsípras à travers l’Europe. Combien d’Européens ont cru sincèrement et croient encore qu’il suffit de scander à pleins poumons « fin de l’austérité » pour que tout s’améliore par magie ? Ce slogan n’a pourtant aucun sens ! Dans le cas de la Grèce (et pour beaucoup d’autres pays !), « fin de l’austérité » signifie en réalité : « Européens du Nord, serrez-vous la ceinture et payez pour nous ! » C’est ce qui va arriver en partie, mais trop tard et après trop de ruines, pour que cela serve à quelques chose.

Hier, SYRIZA à Athènes, demain Podemos en Espagne : la démagogie a encore de beaux jours devant elle.

À lire aussi

L’immigration, chance pour la France ou fardeau économique ?

On ne voit pas comment des jeunes dans la force de l'âge, sans formation et/ou sans travai…