M. Collomb a raison : « Il n’y a plus de limites ! »

La voix chevrotante, l’organe labellisé de la politique macronienne a encore osé une de ces phrases qui eussent dû rester « dans la boîte », comme disaient nos grand-mères qui prescrivaient de « tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ». M. Collomb, ce perdreau qui n’est pourtant plus de la dernière couvée, aurait dû faire sien cet ancien adage.

Car les paroles de notre « Grand Découvreur de Lapalissades », concernant le jet d’un engin fumigène dans une camionnette de presse de l’AFP vide de tout journaliste, furent les suivantes : « Quand certains s’attaquent à la presse, il n’y a plus de limites… »

Ainsi, s’attaquer aux biens (aucun être humain visé) de la presse constitue, pour notre ministre (au ton sinistre) de l’Intérieur, un crime suprême, une atteinte ultime à notre modèle sociétal.

Casser les biens publics ou privés, restaurants et autres banques ne serait donc que la manifestation, ma foi naturelle, de l’énervement post-pubertaire d’une génération en quête de repères, y compris les voitures de police incendiées à coup de cocktails Molotov avec des policiers à l’intérieur.

Mais s’attaquer aux biens de la sacro-sainte AFP, investie par la gauche et le gouvernement du droit de « frapper fake news » comme autrefois pouvait être délégué le droit de frapper monnaie, constituerait un acte à l’impensable gravité antisociale. Et dépasserait de loin le délit de « griller du poulet », comme s’en réjouissent certains dont les déclarations sont pourtant pieusement recueillies par la fameuse AFP !

On en viendrait presque à plaindre cette pauvre AFP, si à gauche, si politiquement correcte, et pourtant prise pour cible par ceux-là mêmes qu’elle encense. En magie, on appelle cela le « choc en retour » !

Mais regardons un instant au-delà des paroles malheureuses d’un ministre au passé sans relief, affichant perpétuellement sa consternante frilosité et sa constante impuissance dans l’exercice de la puissance publique.

Une société qui fait d’une agence de presse, fût-elle d’État, le temple inviolable de ses valeurs les plus sacrées est une société malade.

Certes, il n’est pas question de légitimer de tels actes, mais ils ne doivent pas être qualifiés d’atteintes suprêmes au cœur de notre nation alors qu’on observe un silence de plomb sur la submersion migratoire, la perte de notre identité, les viols, meurtres, vols et autres violences faites aux Français quand il s’agit d’immigrés et de clandestins.

Quand on observe une discrétion de violette sur les saccages et sacrilèges commis contre les édifices et symboles chrétiens.

Quand on dénie la réalité de la « France Orange mécanique » au nom de l’idéologie de gauche ou de l’antiracisme professionnel.

Quand on spolie le fruit du travail d’un peuple, des plus faibles, des plus pauvres, des plus fragiles, des plus anciens, pour le bien d’une certaine classe privilégiée, laissant le peuple s’enfoncer de plus en plus dans le désespoir.

Alors, non, M. Collomb, il n’y a plus de limites au saccage de notre nation, de nos valeurs, de notre civilisation, et vous qui devriez en être le garant n’êtes indigné que par l’offense faite à une agence de propagande gouvernementale.

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