Debout la France, près d’un million de voix aux Régionales…

Informaticien
 

L’abandon de la République et des Français par le PS et l’UMP, en manque de courage, a entraîné la montée du Front national, premier parti de France en nombre de votants (près de 7 millions), le second tour des Régionales étant composé de listes de gauche et de droite rassemblant plusieurs partis. Le FN s’est trouvé un véritable électorat, pas uniquement contestataire, puisque son score n’a pas faibli entre les deux tours. Mais refusé par une majorité de Français pour gouverner, le parti de Marine Le Pen cherche des alliances.

Suivant cette logique, Florian Philippot, Vice-Président du FN, a lancé un appel au désespoir à Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout la France (dont le score aux Régionales avoisine le million de voix, se divisant au second tour entre blanc, UMP, FN et un peu PS), pensant qu’une infime différence sépare les deux partis.

Une différence est tout de même notable entre les deux formations : le parti gaulliste et indépendant « Debout la France » appelle au rassemblement, à l’unité de tous les Français alors que le FN prône la division selon des caractéristiques identitaires. Quant à la flamme du patriotisme, elle n’appartient pas qu’au FN.

Debout la France, à travers sa politique « ni système ni extrême », a refusé d’apporter son soutien aux listes de droites, chaque Français étant libre et propriétaire de son vote. Nicolas Dupont-Aignan, reconnu même par des socialistes comme celui qui incarne le mieux le gaullisme, refusera tout rapprochement avec le FN tant que les responsables seront d’extrême droite, nationalistes, représentés par la famille Le Pen. Seul Philippe de Villiers, par sa position de souverainiste non extrême, serait en capacité de s’allier à Nicolas Dupont-Aignan, qui appelle tout gaulliste républicain à le rejoindre, comme Nadine Morano ou Henri Guaino. M. Philippot, qui se dit gaulliste, peut venir rejoindre Debout la France s’il présente les garanties d’être dans le rassemblement et le patriotisme républicain.

Nos citoyens n’ont plus confiance ni dans le système, ni dans les extrêmes, comme le répète Debout la France depuis des années. Ils attendent tout simplement de vraies solutions à leurs problèmes, qui ne peuvent passer que par des comportements politiques nouveaux.

Notre pays, aux territoires délaissés, a besoin de se retrouver autour d’une identité, d’une autorité et d’un protectionnisme nationaux. Les Français, les PME, artisans… subissent au quotidien trop de matraquage fiscal. Pour que nos compatriotes retrouvent un peu d’amour avec la politique, nos élus doivent défendre la nation, l’intérêt général, et se retirer en cas de condamnation ou d’échec, comme en Grande-Bretagne en février. Ces mêmes Britanniques ne connaissent pas la période de crise économique avec le refus de Schengen, le contrôle de leur monnaie et des aides sociales, la baisse de la fiscalité et la ré-industrialisation de leur pays.

Quels seront donc les enseignements tirés par le système politique en place. À un an et demi de l’élection présidentielle, Marine Le Pen semble en bonne position pour accéder au second tour. Contre qui ? Un Hollande qui a entraîné notre pays à sa perte ? Un Sarkozy qui ne fait plus l’unanimité ? Ou un Juppé s’il remporte d’abord la primaire ? Dans ces cas de figure, ceux qui aiment la France continueront à se sentir délaissés… À moins d’une prise de conscience pour voter Nicolas Dupont-Aignan, au discours franc, qui souhaite retrouver la grandeur de la France.

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