Avortement

L’ONU pour la culture de mort

 

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a fait entrer le droit à l’avortement et les droits LGBT dans un rapport – rendu public récemment – intitulé « One Humanity: Shared Responsibility ». Ces mesures s’insèrent dans le plan qui devrait s’intéresser aux objectifs humanitaires pour le développement durable, pour une durée de 15 ans. La question du droit à l’avortement et de la dénaturation de la famille avait été rejetée l’an dernier dans la composition de ce rapport, mais pour sa dernière année en poste, Ban Ki-moon l’a réintroduite comme une base de discussion pour le forum humanitaire international qui aura lieu à Istanbul en mai prochain.

D’après ce rapport, il doit être prioritaire d’apporter aux femmes et aux adolescentes des services de santé sexuelle et reproductive compréhensibles et sans discrimination. Il pousse cette proposition jusqu’à dire que permettre l’avortement doit être obligatoire pour des raisons humanitaires ou en temps de guerre. Il ajoute, aussi, que tout pays doit avoir une obligation fondamentale d’interdire les discriminations basées sur « l’identité sexuelle », terme qui n’a jamais été employé ou défini par l’ONU jusqu’à présent. Aucune négociation ou discussion ne sera faite de ce rapport avant le forum, et le rapport sera simplement résumé et envoyé à l’Assemblé générale de l’année prochaine.

Pendant ce temps-là, l’ONU continue de pousser l’avortement soi-disant pour cause humanitaire, en profitant de l’épidémie de Zika. Le commissaire de l’ONU Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein a fortement critiqué les pays qui, touchés par l’épidémie, maintiennent des lois protectrices de la vie. Ainsi, le Nicaragua, dans le viseur de l’ONU sur ce sujet, a répondu qu’autoriser l’avortement pour répondre à cette épidémie était une réponse illégitime, d’autant plus que la relation entre l’épidémie et la microcéphalie n’était pas prouvée. En sachant que l’on pointe de plus en plus du doigt un pesticide de Monsanto, on est en mesure de se demander si les tenants de la culture de la mort ne font pas d’une pierre deux coups en faisant la promotion de l’avortement et en couvrant une compagnie à l’origine d’une crise sanitaire.

Le virus n’étant pas nouveau, on peut se demander pourquoi un tel effet n’aurait pas été observé avant. Le virologue Gubbio Soares, qui fut le premier à identifier le virus au Brésil, suggère que la possibilité d’avorter en France aurait dissimulé cette information lors de l’épidémie en Polynésie française qui a sévi en 2013-2014. Ainsi, on pourrait prendre le contre-pied et estimer que l’avortement pose un grave problème sanitaire en faussant les données épidémiologiques, empêchant ainsi une bonne prévention des risques infectieux.

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