Livre

Mourir pour Buenos-Aires

de Jacques Marzac

 

Né à Chauvigny, président de l’Association des écrivains francophones, Jacques Marzac s’est passionné pour le destin hors du commun de ce Poitevin dont la vie a alterné entre gloire et épreuves.

À travers une nouvelle biographie, Mourir pour Buenos Aires : Jacques de Liniers (1753-1810), le chevalier du Nouveau Monde, il nous fait découvrir comment ce puîné de famille féodale plutôt mal noté lorsqu’il quitte, en 1775, la cavalerie de Louis XV deviendra, trente-deux ans plus tard, l’idole de toute une population et le vice-roi d’un immense et riche pays, le Río de la Plata, comprenant les territoires qui appartiennent aujourd’hui à l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay, la Bolivie et partiellement le Chili et le sud du Brésil.

Page à douze ans du grand maître de l’ordre de Malte, puis officier sans avenir dans un pays en paix, il rejoint la marine espagnole et se couvre de gloire lors de plusieurs actions audacieuses contre les Barbaresques et les Anglais sur le théâtre européen de la guerre d’indépendance américaine avant de rejoindre l’Amérique du Sud.

En 1806, dans la foulée de la victoire de Trafalgar, les armées britanniques commencent par prendre l’Afrique du Sud. Attirées par les immenses richesses des colonies espagnoles, elles mettent le cap sur Buenos Aires, s’emparent de la ville et se préparent à attaquer le reste du continent.

Simple capitaine de vaisseau, Liniers rassemble 600 soldats et tente de reprendre la capitale de la vice-royauté. Soutenu par la population, il déloge en quelques jours les Anglais qui doivent honteusement capituler en attendant de pouvoir revenir en force.

Nommé brigadier-général et investi de tous les pouvoirs sur la vice-royauté à la suite de cette incroyable victoire, il met toute son énergie à préparer le retour des Anglais et parvient, en quelques mois, à transformer « un peuple de vachers et de commerçants » en une véritable armée.

Après la prise de Montevideo en janvier 1807, le puissant corps expéditionnaire britannique, fort de douze mille hommes et d’une vingtaine de bâtiments, débarque près de Buenos Aires. Le 5 juillet, il attaque la ville mais, face à un combat urbain remarquablement organisé, il doit finalement de nouveau capituler.

À la suite de ces deux faits d’armes extraordinaires, le peuple réclame la destitution du vice-roi et son remplacement par celui qu’ils ont surnommé « El Reconquistador ».

Ayant pris conscience qu’elles étaient en mesure de vaincre la meilleure armée du monde sans aide extérieure, les populations d’Amérique latine expriment alors des velléités d’indépendance.

Le 25 mai 1810, une junte s’installe à Buenos Aires et entend exercer le pouvoir. Afin de renforcer sa légitimité, elle offre au héros de la « Reconquista » la tête de la rébellion, mais celui-ci refuse et préfère mourir fusillé plutôt que de trahir son serment de fidélité fait devant Dieu au roi de sa patrie d’adoption.

En 1863, les restes de sa dépouille seront rapatriés en Espagne, où ils reposent désormais au Panthéon des marins illustres à Cadix.

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