L’IVG a été votée en Irlande

L’Irlande modifie son 8e amendement : la déferlante se poursuit.

« L’État reconnaît le droit à la vie de l’enfant à naître et, compte dûment tenu du droit égal à la vie de la mère, garantit dans ses lois le respect et, autant que possible, par ses lois de défendre et de faire valoir ce droit. »

Voici en quels termes feu le 8e amendement irlandais protégeait les enfants à naître du rouleau compresseur de l’IVG moderne. Suite au vote des Irlandais vendredi dernier, la modification suivante a été acceptée par 66,4 % des votants :

« Des dispositions peuvent être prises par la loi pour réglementer l’interruption de grossesse. »

À l’image de la déconstruction continue des progressistes, cette modification a tout d’une épitaphe exhibant leur propre néant. Plus question de mère, d’enfant ou de vie, ni d’être fragile à défendre ; seule perdure la « grossesse » qui, en toute situation, s’en remettra à la sagesse de la loi, dont on ne dira rien. Enfin, l’Irlande peut satisfaire ses pulsions. Enfin, l’Irlande peut tuer.

C’est donc accepté. Pour y parvenir, on a fait comme si les quatorze ans d’emprisonnements qui menaçaient les avorteurs étaient une réalité, là-bas. On oublie qu’une sous-section du 8e amendement permettait déjà aux Irlandaises d’avorter à l’étranger, ce qu’elles faisaient, vu le grand choix de destinations. Mais, comme toujours avec les défenseurs de l’avortement de masse, ce n’est jamais suffisant. On oublie aussi de préciser que le référendum sur l’avortement en Irlande a été organisé six fois auparavant ces trente-cinq dernières années, comme s’il fallait recommencer et insister jusqu’à ce que les Irlandais répondent correctement à la question. Cette fois fut la bonne : pensez-vous qu’un huitième référendum sera organisé ? Le progressiste ne croit pas au sens de l’Histoire : il le crée.

Pour ces gens, l’IVG est passion et obsession. Où qu’ils aillent, ils imposent par tous les moyens ce « droit des femmes » supposé et se gardent bien de dire combien il piétine des vies. Leurs arguments, pourtant éculés et grossiers, sont assenés aux quatre coins du globe pour les rendre plus vrais. Ici, l’Irlande cède sous les financements et battages habituels. Là, la complicité des médias et de l’Union européenne presse lentement la Pologne, qui tient bon (pour combien de temps ?). Laurence Rossignol ne manque pas de sommer le Brésil en y déposant sa désobligeante « pétition internationale », tandis que les féministes font le siège du reste de l’Amérique du Sud pour instiller leur argumentaire « pro-choix ». Aucun risque d’ingérence ne saurait retenir les grandes prêtresses de l’avortement à tout prix, celles-là mêmes qui se moquent des femmes enceintes dans le besoin, et plus encore de celles qui, traumatisées, regrettent amèrement leur acte. Même quand la loi l’autorise, elles ne sont jamais satisfaites. En France, elles poussent des lois contre « l’entrave à l’IVG » pour que tout cela ne soit pas critiquable. Aux USA, leur cynisme allait même jusqu’à revendre les morceaux de fœtus avortés à des laboratoires.

L’Irlande aura ses avortements de masse comme nous avons les nôtres. À chaque fois, une nouvelle petite vie passera à la trappe. Pas de doute, l’Irlande a pris en marche le train du progrès.

Les moins de 1 % d’avortements liés aux viols servent pudiquement de voile à tous ces enfants sur lesquels nous nous octroyons un droit de vie ou de mort. Mais comment cela pourrait-il émouvoir une seconde madame la féministe et monsieur le progressiste, eux qui ont soustrait à ces « amas de cellule » la moindre once d’humanité ?

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